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Les éditeurs




Quand il s'agit d'écrire du texte, beaucoup d'utilisateurs ne connaissent guère que Word. Ce monstre s'est fait une place au soleil, mais comme beaucoup de logiciels usines-à-gaz, on n'en utilise qu'une portion infime. Pour la plupart des utilisations qui en sont faites, un logiciel plus simple (et moins cher) serait largement suffisant.

Et puis, les utilisateurs de Word ne savent pas, le plus souvent, qu'en utilisant Word, ils mélangent deux choses qui devraient être soigneusement dissociées : le contenu, et la présentation. C'est Apple, avec MacWrite qui a donné le mauvais exemple, et tout le monde a emboîté le pas. Cela a donné naissance à la catégorie des traitements de texte.

Il est vrai que ce mélange a ses avantages. La technologie WYSIWYG vous permet de présenter votre texte en même temps que vous le tapez ; ce que vous voyez sur l'écran sera reproduit tel quel (à peu de choses près) sur l'imprimante. Vous pouvez hiérarchiser vos titres, définir des enrichissements (changements de polices et de taille, couleurs), modifier la justification, insérer des tableaux et des figures, et même organiser votre texte sur plusieurs colonnes. Mais pour maîtriser tout cela, il vous faudra un bon moment d'apprentissage. Word peut être avantageusement remplacé par Writer, son homologue dans la suite Open Office, qui propose (gratuitement) à peu près les mêmes fonctionnalités, avec les mêmes difficultés d'apprentissage. L'un comme l'autre permettent de réaliser des montages simples. Le revers de la médaille, c'est que si vous voulez modifier la présentation sans changer le texte, il faudra repasser complètement le texte en revue, et faire partout les modifications de présentation nécessaires.

Mais quand il s'agit d'éditer des documents plus complexes, on leur préfère des logiciels de PAO : In Design, XPress, ou même Pages. Avec ces logiciels, la présentation n'est plus figée définitivement ; le texte est inséré dans des cadres (text frames), et du texte trop long pour tenir dans un cadre s'insère dans des cadres successifs reliés par un fil (threading). D'autres cadres peuvent être réservés à des objets graphiques, qui peuvent être regroupés ou dissociés. Enfin, le tout est organisé en couches (layers) qui se superposent, les couches supérieures pouvant masquer, ou laisser apparaître en transparence (plus ou moins complète) les couches inférieures.

Pour beaucoup d'utilisations courantes, cependant, Word, ou à fortiori un logiciel de PAO, c'est un peu un marteau pilon pour écraser une mouche. Des éditeurs moins doués, et surtout moins chers permettent de rédiger et de présenter une lettre, un rapport, une note. Mais il y a plusieurs catégories d'éditeurs.

• Les plus anciens, les plus souples, mais aussi les plus intimidants pour un non spécialiste sont des logiciels qui fonctionnent en mode caractères (sans avoir besoin d'interface graphique). Ils accompagnent traditionnellement Unix, et comme Mac OS X est un Unix, ils sont bien sûr disponibles sur le Mac. Les deux principaux sont Emacs, et Vi (ou Vim). Tous deux remontent à l'année 1976, à une époque où on définissait un caractère par une matrice de points sur un écran. Emacs est le joyau d'une figure emblématique de l'informatique, Richard Stallman. C'est du texte seul (une suite de caractères), sans aucune présentation (une seule taille, pas d'enrichissements -couleur, graisse, police-). Mais ces éditeurs, bien manipulés, sont extrêmement puissants : ils disposent du multi-fenêtrage, de tampons multiples, utilisent des raccourcis-clavier personnalisables, permettent des recherches dans le texte grâce à des expressions régulières, s'adaptent à un environnement de travail (programmation, courrier), permettent des tâches répétitives par la création de macros, etc...

• Les éditeurs syntaxiques se rapprochent de Emacs ou de Vi dans la mesure où ils sont incapables de prendre en compte des enrichissements (police, taille), mais où ils utilisent la couleur pour mettre en valeur la structure ou la syntaxe d'un texte. Ils sont utilisés en programmation, et sont capables de reconnaître la syntaxe d'un langage, et de la traduire en couleurs. TextMate, que j'utilise pour rédiger cette page, connaît les langages HTML,CSS et PHP (pour l'écriture de pages web), mais aussi de nombreux langages de programmation (C, Java, Objective C) ou des langages de script (shell, Ruby, Perl, Python). Il s'intègre même à Xcode, l'IDE d'Apple. Voyez l'exemple ci-dessous, qui montre la présentation syntaxique du début de cette page.
listing

• Plus faciles d'utilisation, plus attrayants aussi parce qu'ils fonctionnent en mode graphique et permettent des enrichissements (polices, tailles, couleurs), des éditeurs de texte simples permettent de faire l'essentiel (édition et présentation de texte) sans recourir à la grosse artillerie de Word ou de Writer (ou de la PAO). Pour ma part, j'en utilise deux d'une façon systématique, et je m'en trouve bien. Voyez la page suivante.

• Un peu plus évolués, les outliners (organisateurs) sont des éditeurs qui permettent de présenter le texte selon une structure arborescente ; on peut détailler ou cacher des branches, afficher des niveaux de la hiérarchie, leur attribuer des enrichissements, importer d'autres hiérarchies, et effectuer des recherches à partir d'un niveau hiérarchique, sur sa parentèle. Je leur préfère les cartes heuristiques (mind mappers) quand j'ai besoin de ce genre d'outil.

Et pour les puristes, il y a LaTEX. LaTEX est un logiciel de présentation, qui utilise du texte tapé avec un éditeur, associé à des instructions de présentation. Les deux fonctions essentielles (édition, présentation) sont ainsi dissociées. LaTEX est en fait un compilateur de documents ; il utilise un fichier source qui contient le texte, et des informations de présentation de ce dernier. LaTEX n'est pas un environnement facile à dominer, car il est très riche ; il repose sur un moteur de présentation (TEX) conçu par une informaticien de haut niveau (Donald Knuth) ; l'un des points forts de LaTEX est la façon dont il peut écrire des équations mathématiques très complexes. Bien sûr, LaTEX est disponible pour le Mac. J'y reviendrai peut-être un jour...