1. Particularités
    1. Un système Unix BSD
    2. Un noyau Mach
    3. Interface graphique
      1. Le moteur graphique
      2. Aqua
    4. Apple, mode d'emploi
  2. Installation
    1. Les mauvais choix d'Apple
    2. Mes vœux pour 2011...
    3. Préliminaires
      1. Stratégies de mots de passe
      2. Stratégies de disques
      3. Partitionner un disque externe
      4. Cloner Macintosh HD
      5. Partitionner le disque interne
    4. Versions du système
      1. 10.0 : Cheeta
      2. 10.1 : Puma
      3. 10.2 : Jaguar
      4. 10.3 : Panther
      5. 10.4 : Tiger
      6. 10.5 : Léopard
      7. 10.6 : Snow Léopard
        1. Mon installation
        2. Premières impressions
        3. Un Dock sinistre
        4. Cafouillages
      8. 10.7 : Lion
        1. Premières réactions (1)
        2. Premières réactions (2)
        3. Réinstallation de Lion
        4. Nouvelles réactions sur Lion (3)
        5. XCode 4
        6. Les mensonges de Lion
        7. Les pièges de Lion
        8. Débuter avec Lion
        9. Conserver Lion
        10. Installer Lion
        11. Les mystères de la restauration
    5. Installer le système
      1. Faire une nouvelle installation
        1. Réinstaller SnowLéopard
        2. Réinstaller Leopard
        3. Réinstaller Tiger
        4. Cloner le système
        5. L'assistant migration
      2. Personnaliser
        1. Compléments d'Apple
        2. Les must d'Internet
        3. Configurer Media
        4. Créez les comptes utilisateurs
        5. Ré-installez vos données
  3. Eléments de Mac OS X
    1. Le bureau
      1. Ouverture d'une session
      2. Pas de fond d'écran
      3. Rien sur le bureau
      4. Bien disposer le Dock
      5. La fenêtre du Mac
      6. Le menu du Mac
      7. Le clavier du Mac
      8. Les raccourcis clavier
      9. Les services
      10. Capture d'écran
      11. Spaces
    2. Le Finder
      1. Système de fichiers
      2. Les permissions
      3. ZFS c'est fini...
      4. ZFS sans Apple
        1. Retour sur les systèmes de fichiers
        2. Les insuffisances de HFS+
        3. Les atouts de ZFS
        4. macZFS
          1. Devenez root
          2. Préparez le travail
          3. Installez maczfs
      5. Les présentations
      6. Réglages du Finder
      7. Les problèmes du Finder
      8. Le Finder Spatial
      9. Un autre Finder ?
      10. Spotlight
      11. URLs de fichiers
    3. Les outils
      1. Gestion des couleurs
      2. Gestion du texte
      3. Les dictionnaires
      4. Exposé
      5. Dashboard
      6. Configuration audio
      7. La console
      8. Le terminal
      9. Trousseau d'accès
      10. Utilitaire de disques
  4. Les applications
    1. Aperçu
      1. Mode graphique
        1. La barre d'outils
        2. Les sélections
        3. Réglages de couleurs
        4. Pot pourri graphique
      2. Mode PDF
        1. Copier/coller
        2. Les annotations
        3. Pot pourri PDF
    2. Mail
  5. Sauvegardez...
    1. Formes de sauvegarde
    2. Que sauvegarder ?
    3. Outils de sauvegarde
      1. Time Machine
      2. CCC
      3. SuperDuper
    4. Le système
    5. Les données utilisateurs
    6. La médiathèque

Gestion du texte sous Mac OS X

La gestion du texte continue à constituer une part importante des tâches effectuées par l'utilisateur d'un Mac, et ce n'est pas pour rien que le Macintosh a toujours été l'outil privilégié de la PAO. Mac OS X est sans contexte le système d'exploitation le plus évolué parmi toutes les plateformes existantes pour la variété des solutions qu'il propose :

• Une présentation des textes d'une qualité exceptionnelle, aussi bien sur l'écran que en sortie sur une imprimante. Il suffit de comparer Internet Explorer (IE7) sous Windows 7 RC et Safari sous Mac OS X pour en avoir une démonstration significative

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Qualité du texte : à gauche sous Windows, à droite sous Mac OS X

• L'utilisation précoce de Unicode pour l'encodage des caractères. Elle permet à Apple de proposer une gamme très étendue d'écritures et de langues ; pour en avoir une idée, allez dans <Préférences Système<Langue et texte<Langues<Modifier la liste, et parcourez (sans rien changer) le choix des langues que Mac OS X vous propose...

• Ce choix n'est pas seulement associé à Unicode ; il est aussi permis par la facilité de localisation des applications grâce à des ressources séparées dans les paquetages, aux <Préférences Système<Langue et texte<Langues<Méthodes de saisie du texte de gauche à droite ou de droite à gauche, aux <Préférences Système<Langue et texte<Langues<Format de données (date, heure, nombre) adaptés à chaque langue ou culture.

Au cœur de ce système de grande qualité, Core Text, a remplacé depuis Léopard les anciennes techniques de rendu de texte QuickDraw et ATSUI. Core Text est une API de bas niveau qui assure la gestion des polices disponibles et la disposition du texte dans une fenêtre.

Dans la plupart des cas, cette API de bas niveau est utilisée par des APIs plus évoluées de Cocoa qui facilitent le travail du programmeur quand il doit manipuler du texte.

Apple est aussi un acteur majeur dans le domaine des polices de caractères disponibles : elle est à l'origine des polices TrueType, et concurrente du standard Type 1 mis en place par Adobe avec Postscript. La différence entre True Type et Type 1 tient à la façon dont la courbure des fontes numériques est calculée : des splines quadratiques pour True Type, et des courbes de Bézier pour Type 1.

A partir de 2000, les deux systèmes ont été fusionnés dans le format Open Type par Microsoft (qui avait acheté à Apple la licence de TrueType) et Adobe. Open Type a fini par s'imposer comme système de fontes unificateur, mais conserve les deux types de courbure (avec les suffixes .ttf et .otf). Allez voir /Volumes/Snowleopard/Bibliothèque/Fonts et /Volumes/SnowLeopard/Système/Bibliothèque/Fonts pour une liste des fontes disponibles dans Mac OS X.

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L'application "Livre des polices"

Pour explorer les caractéristiques des fontes disponibles, Mac OS X propose l'application "Livre des polices" dans le dossier Applications. Prenez le temps de découvrir la richesse des polices disponibles ; parcourez les principales catégories proposées déclinées en plusieurs "graisses" (Normal, Italique, Gras, Gras italique) pour les principales. Explorez les variétés étranges des polices "Moderne", et les fontes de largeur fixe, très utiles dans les tableaux ou les listings.

A l'origine, les polices de caractères étaient une collection d'images bitmap des glyphes de la police (un même caractère peut être représenté par plusieurs glyphes). L'inconvénient est qu'il fallait autant d'images bitmap que de tailles des caractères disponibles dans la police. Alors que les icônes continuent à être des images bitmap, les polices ont pris un autre chemin.

Toutes les polices de caractères modernes sont maintenant vectorielles. Chaque caractère est décrit par une suite de lignes droites et de courbes ; le moteur graphique le trace dans la mémoire (ou sur l'écran) à l'échelle (taille) voulue, et le complète par un remplissage approprié. Des règles complexes (crénage, ou kerning) peuvent être utilisées pour le positionnement des glyphes successifs

Quand une fonte vectorielle est rendue sur un espace matriciel, comme un écran ou la plupart des imprimantes, le tracé ne peut pas échapper au crénelage, souvent désagréable à petite échelle (sur des grandes surfaces). Les techniques d'anticrénelage et de front hinting permettent d'atténuer les effets visuels désagréables du crénelage, en associant des pixels gris ou de couleur à un tracé en noir et blanc, ou en utilisant la juxtaposition des couleurs d'un pixel (sub pixel rendering).

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L'effet de l'anti-crénelage sur le sommet du A de la police Zapfino.

Comme vous le voyez, le simple tracé d'un caractère sur l'écran est une opération très complexe, qui sollicite considérablement les processeurs de votre ordinateur. On s'en rend mieux compte quand on regarde à la loupe (avec le colorimètre numérique, par exemple), le détail d'un caractère, comme sur la figure ci-dessus, où le curseur est placé au sommet du A.

Quelques recherches sur internet vous en apprendront bien plus sur la gestion des fontes et les outils disponibles pour Mac OS X.

L'accès aux caractères des fontes se fait évidemment à l'aide du clavier. Vous pouvez déposer à droite dans votre barre de menus un visualiseur de clavier et un visualiseur de caractère à l'aide des <Préférences Système<Clavier<Clavier<Afficher le visualiseur clavier et caractères, pour vous faciliter la tâche. Si le visualiseur de clavier est actif, chaque touche que vous tapez est affichée en gris dans ce dernier au moment de la frappe.

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Le visualiseur de clavier, avec la touche Opt enfoncée.

Vous disposez par la même occasion d'un visualiseur de caractères très complet, qui ne fait pas double emploi avec le livre des polices, et permet de rechercher les symboles dont vous avez besoin.

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Le visualiseur de caractères complète le Livre des Polices

Nous avons terminé notre excursion dans l'étrange monde des fontes, ou polices de caractères. Maintenant, je suis persuadé que vous ne les verrez plus comme auparavant sur votre écran...


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