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2012 : le bilan d'Apple

Quinze mois après le décès de Steve Jobs, que devient Apple ? Sans son mentor charismatique et colérique, la société n'a pas été à l'abri de problèmes et de difficultés : en témoigne, la chute importante du prix des actions Apple entre la mi-septembre et la fin de l'année ; ajustement normal du marché après une croissance hors norme (voir les quatre premiers mois de 2012), ou début d'une période de vaches maigres ? La seconde moitié de l'année a été marquée par une inadaptation flagrante de l'offre à la demande : pénurie de l'iPhone 5, qui commence tout juste à se résorber (j'ai dû attendre deux mois pour pouvoir commander le mien chez Free), livraison dans les temps, mais au compte-gouttes, des iMacs annoncés en Octobre, tension dans les livraisons d'iPads.

Les tensions ont été vives aussi au sein de l'équipe dirigeante, avec le limogeage de Scott Forestall et une nouvelle distribution des tâches qui amène en particulier Jony Ive à superviser l'IUG (Interface Utilisateur Graphique), et a évité le départ de Bob Mansfield. Ces difficultés s'ajoutent à l'intervention de Tim Cook pour assainir les relations de travail de Foxconn en Chine, et redorer le blason social d'Apple. Et si Apple a gagné son procès contre Samsung, cette victoire a pour beaucoup d'entre nous un goût amer, en ne faisant que souligner l'aberration du système américain de brevets, qui, avec l'adoption d'un système de brevets unique, menace maintenant aussi l'Europe. La mise en service du nouveau siège social à Cupertino a aussi été reportée à 2016 à cause de lenteurs administratives. Bref, tout n'est pas rose pour Apple, malgré les bons résultats financiers, largement facilités par l'évasion fiscale que pratique la société.

Si l'avenir de iOS, malgré la concurrence féroce d'Androïd, ne semble pas poser de problèmes, il n'en est pas de même d'OS X, qui a subit des dégradations considérables, au point que j'ai renoncé pour le moment à utiliser Mountain Lion (que chez nous, on devrait appeler Couguar, et qui mérite malheureusement ses connotations négatives). C'est la première fois que je refuse une nouvelle version du système d'exploitation d'Apple ; pour moi, ses avancées sont loin de contrebalancer l'inconvénient d'avoir perdu la date (du moins la possibilité de la copier) dans Mail ! Cela révèle surtout une inquiétante propension d'Apple à faire n'importe quoi, au mépris du bon sens ; car que vaut un courriel sans sa date ? L'anecdote est révélatrice de l'autisme des responsables d'Apple que j'ai maintes fois dénoncé, et de l'enfermement de la société dans sa propre logique, au mépris des besoins et des souhaits des utilisateurs. Et pour le moment, sœur Anne ne voit rien venir : "je ne vois rien qu'Apple qui louvoie et le soft qui merdoie". La dernière version de Mountain Lion (10.8.2) n'a pas remédié au problème, elle reste pour moi inutilisable !

Mais revenons un peu sur les évènements de cette année... Pour ceux qui peuvent suivre une présentation orale en anglais, ils sont largement associés aux keynotes d'Apple : cinq cette année.

1- La bataille pour l'image de marque.

Apple soigne son image de marque : elle ne manque pas une occasion pour vanter son engagement écologique, et son respect pour l'environnement (économie d'énergie, utilisation de l'aluminium et du verre hautement recyclables, absence de produits toxiques comme les PVC, le mercure ou l'arsenic). Après avoir fait marche arrière, elle s'enorgueillit de sa mention Gold délivrée par l'EPEAT pour la recyclabilité de ses produits. Pourtant, l'utilisation de colles rend très difficile le démontage et le recyclage de ses produits. C'est vrai pour l'iPad, et ce l'est aussi pour le dernier iMac dont la dalle de verre est collée au châssis et doit être ôtée en chauffant. La difficulté de démontage entraîne aussi incontestablement un renouvellement prématuré des matériels, qui est encore accentué par la politique de disqualification volontaire des logiciels pour des matériels un peu anciens.

Apple a aussi dû réagir devant la fronde des salariés de ses sous-traitants, et particulièrement de Foxconn. Les suicides et les révoltes des employés de Foxconn ont défrayé plusieurs fois la chronique en 20012, et terni l'image d'Apple aux USA et dans le monde. Ils ne sont que la partie émergée de l'iceberg : plus de 500 incidents de production qui impliquent des employés interviennent chaque jour en Chine ! Mais Apple a dû s'en préoccuper, en provoquant des audits auprès de sous-traitants. Les choses se sont améliorées avec des augmentations de salaires, mais les conditions de travail restent éprouvantes. Les protestations ont même incité Apple à envisager l'ouverture d' usines automatisée aux Etats Unis, mais ce ne peut être qu'une goutte d'eau dans l'océan.

2- Le retard de Ivy-Bridge

Depuis 2006, Apple dépend des processeurs Intel pour ses Macintosh. Mais Intel a éprouvé des difficultés de production pour ses processeurs Ivy Bridge en gravure de 22 nm, qui ont entraîné un retard de plusieurs semaines en 2012. Cela permet de comprendre pourquoi les nouveaux iMac et le Mac Mini ne sont sortis qu'en octobre. Chez Intel, la prochaine génération, toujours en 22 nm (le tac de Tic-Tac) est prévue pour l'été 2013. Il ne faut donc pas s'attendre à des miracles (un nouveau Mac Pro ?) chez Apple avant cette date.

3- Le procès contre Samsung.

La chose a fait couler beaucoup d'encre : le procès dantesque entre Apple et Samsung auprès d'un tribunal californien s'est terminé (du moins provisoirement) par la victoire amère d'Apple. Amère, parce qu'il ne peut pas y avoir de gagnant dans cette imbécile bataille de brevets, et dans le heurt de ces deux goliaths. Les gagnants, ce sont les armées d'avocats des deux parties, plutôt que les clients et les utilisateurs, délaissés pour d'autres préoccupations. Le plus récent épisode de cet affrontement se joue maintenant en Europe, où Samsung est soupçonnée de profiter abusivement de ses brevets FRAND.

4- La déception de Mountain Lion

Il fallait s'y attendre, mais malheureusement, on ne peut rien espérer de bien de Mountain Lion, annoncé en février 2012, et disponible le 25 Juillet 2012. Mountain Lion continue à rendre inutilisables des modèles d'iMacs ou de Mac Mini trop anciens à l'appréciation d'Apple.

Et surtout, Mountain Lion poursuit l'œuvre de démolition de Mac OS X, entreprise avec Lion, sous prétexte de convergence avec iOS ; le nouvel OS permet une meilleure intégration de iCloud, mais remplace iChat par Messages, change les noms d'iCal et de Carnet d'adresses en Calendrier et Contacts (quelle révolution !), généralise l'usage de GateKeeper qui rend de nombreuses applications caduques, et rend l'application Mail inutilisable en supprimant la date ! Une catastrophe ...

5- Rétina sur les MacBook Pro, l'iPad, l'iPhone et l'iPod Touch, mais pas sur l'iPad Mini

L'écran Rétina a d'abord été introduit sur l'iPhone 4S et l'iPod Touch de quatrième génération avec une résolution de 940x640 pixels en Octobre 2011. La sortie de l'iPhone 5 (Septembre 2012) a permis de passer à 1136 x 640 pixels avec la même résolution sur un écran de 4 pouces. C'est alors que se sont révélés les défauts majeurs du logiciel Plans (Maps en anglais), sensé remplacer Google Maps. Apple s'est couvert de ridicule, et Tim Cook lui-même a dû faire amende honorable et présenter ses excuses aux utilisateurs. L'écran Rétina a aussi été étendu à l'iPad en Mars 2012 et conservé avec la 4ème génération d'iPad (Octobre 2012).

Pour les Mac Book, la chose s'est faite en deux temps :
• Le 11 Juin, lors de la WWDC, Tim Cook a révélé le MacBook Pro Rétina de 15 pouces et définitivement enterré le MacBook Pro 17 pouces.
• Le 23 Octobre, le MacBook Pro Rétina devient aussi disponible en 13 pouces.
On dispose donc maintenant de 6 portables Apple : les MacBook Air 11 et 13 pouces, les MacBook Pro 13 et 15 pouces, et les deux Mac Book Pro Rétina.

Mais l'iPad Mini qui a été annoncé le 23 Octobre n'a pas suivi son grand frère, qui avait gagné Rétina en Mars 2012 : pas d'écran rétina pour cette tablette de 7,9 pouces qui est pourtant coûteuse... En Octobre, une quatrième génération d'iPad a cependant vu le jour, avec un nouveau processeur (A6X).

6- Les iMacs et le Mac Mini revisités, mais sans Rétina

La keynote du 23 Octobre a aussi annoncé de nouveaux modèles plus fins pour les iMacs 21 pouces et 27 pouces. Il sont très élégants, certes, mais ils perdent définitivement leur disque optique, et la mémoire du 21 pouces n'est plus accessible pour l'utilisateur. Le démontage est encore rendu plus difficile (mais pas impossible) par une fixation de la dalle collée au châssis. J'ai toujours beaucoup apprécié l'esthétique des produits Apple, mais cette fois, elle est obtenue au prix de compromis dommageables (suppression du disque optique, mémoire imposée à l'achat sur le modèle 21 pouces), alors que, pour un ordinateur de bureau, la finesse de l'écran (et de l'unité centrale incorporée) n'est pas une caractéristique essentielle. Les iMacs d'Apple deviennent donc des machines de plus en plus fermées, impossibles à améliorer ou à faire évoluer par l'utilisateur, et qui se révèlent très cher à l'achat.

L'excellent Mac Mini subit aussi un lifting salutaire en Octobre. Mais celui-là, il est plus facile à démonter et on peut donc faire des économies substantielles en achetant une version de base, et en ajoutant un SSD, éventuellement en changeant le disque dur par un modèle plus conséquent, et en remplaçant les 2 barrettes de mémoire de 2 Go fournies par Apple par des barrettes de 8 Go. Cela donne une machine très confortable à un prix très raisonnable. Je m'y suis risqué, en utilisant cette vidéo, et cela s'est bien passé.

Pour les nouveaux iMacs et Macs Mini, Apple propose aussi la technologie Fusion Drive ; elle permet d'associer l'espace d'un SSD à celui d'un disque dur pour n'en faire qu'un seul volume, automatiquement géré par le système de fichiers. Une amélioration non négligeable, mais qu'il faut choisir à la commande sur l'Apple Store.

7- Toujours pas de MacPro...

Les professionnels l'attendent depuis trois ans, mais un nouveau Mac Pro n'a toujours pas vu le jour ; seulement un petit lifting. L'espoir n'est pas perdu toutefois : de nombreux témoignages attestent qu'il n'est pas abandonné, le dernier faisant état de l'embauche de spécialistes des cartes graphiques Radéon qui sont les seules à équiper les Mac Pro. L'espoir fait vivre...