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Nouvelles réactions sur Lion (3)

Après la conférence inaugurale de la WWDC présentée par un Steve Jobs qui m'a paru affaibli, on en sait un peu plus sur Lion, qui doit sortir dans le courant de juillet, au prix de 23,99 €. Si votre machine n'est pas trop ancienne et supporte Lion, je ne peux que vous recommander de faire la mise à jour. Pas seulement parce que le prix est très raisonnable, mais surtout parce que, après les fautes grossières de l'interface utilisateur de Snow Léopard que j'ai maintes fois dénoncées, Lion apporte une bouffée d'oxygène salutaire, même s'il ne remédie pas à certains défauts précédents.

Depuis la WWDC, Apple a révélé une liste complète des 250 nouvelles fonctionnalités de Mac OS X. Je n'ai bien sûr pas eu le temps de les tester ou de les évaluer toutes, mais au delà de l'effet de pub d'une telle annonce, beaucoup sont dignes d'intérêt. Elles témoignent qu'Apple s'est à nouveau penchée sur Mac OS X après l'avoir délaissé pendant très longtemps, et on ne peut qu'applaudir.

Comme je l'ai déjà dit l'intégration que je redoutais de Mac OS X et de iOS est restée discrète. Si vous n'avez pas (encore) pris l'habitude de surfer sur l'iPhone ou sur l'iPad, vous pouvez conserver vos vieux réflexes sur Mac OS X : vous disposez encore du Finder (chose qui me manque cruellement sur l'iPad), vous pouvez continuer à utiliser le Dock (qui fait maintenant double emploi avec LaunchPad), et les fenêtres ne s'ouvrent pas par défaut en plein écran (ouf !). Et comble de bonheur, la souris fonctionne toujours...


Une interface discrète et élégante.

Mais j'ai surtout été frappé par l'élégance de la nouvelle interface :
• L'ouverture de session a abandonné la fenêtre de dialogue traditionnelle, et présente sur le fond gris clair de l'écran de démarrage un médaillon des utilisateurs potentiels, et un simple champ de texte pour entrer le mot de passe. C'est très élégant et tout à fait réussi.
• Les fenêtres se déplacent en les saisissant par leur cadre, mais elles sont désormais re-dimensionnées comme sur les autres systèmes d'exploitation, en les prenant par les quatre bords ou les quatre coins. Comparativement aux autres systèmes, les flèches affichées à cette occasion sont très discrètes.

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fig. 1 : Une flèche permet de re-dimensionner de tous les côtés (ici, à droite)


• Les glissières (Multi-Touch oblige...) sont devenues optionnelles, mais sont encore disponibles dans <Préférences Système<Général<Afficher les barres de défilement<Toujours. Elles ont perdu leur couleur bleue et s'affichent en gris soutenu, mais elles sont plus étroites et plus élégantes que celles des versions précédentes. En revanche, ne comptez plus sur les flèches de défilement qui ont disparu... On s'y fera, elles n'étaient pas fondamentales.
• La présentation des fenêtres est toute en nuances, et il faut être attentif pour ne pas s'y tromper. Ainsi, dans la figure 2, le gris un peu plus prononcé du cadre de l'image de droite indique la fenêtre active. La différence est subtile, et je gage que beaucoup d'utilisateurs mettront du temps avant d'en prendre conscience.

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fig. 2 : Sur ces deux images, où est la fenêtre active ?




Des "améliorations" discutables.

Dans le Finder, le chemin du dossier (ou du fichier) sélectionné est maintenant systématiquement affiché en bas de la vitre d'affichage des fichiers. Une bonne chose, même si on peut encore afficher le widget de chemin dans la barre d'outils, en personnalisant celle-ci. Pour ce faire, il faut (comme avec Snow Léopard) appeler son menu contextuel à l'aide d'un Ctrl-clic sur la barre d'outils. Ce menu s'est enrichi de la mention "Afficher/Masquer la barre d'outil" (puisque le widget correspondant à droite de la barre de titre a disparu), mais a perdu la possibilité d'"utiliser des petites icônes". Dommage ! L'interface devient de plus en plus grossière : les icônes sont souvent de taille démesurée, et la réduction de la taille des fenêtres est limitée d'une façon déraisonnable.

Apple n'a (malheureusement) pas encore renoncé à la semi-transparence, dont les excès étaient la plaie des deux versions précédentes de Mac OS X. Elle est peut-être un peu plus discrète, mais est plus gênante qu'utile sur la figure 3 qui représente la vitre de personnalisation de la barre d'outils

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Fig. 3 : La semi-transparence sévit toujours...

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Si vous décidez de mettre un fond d'écran qui vous plait (opération que je déconseille fortement), Launchpad le rend considérablement flou, pour afficher les icônes d'une façon plus lisible. Launchpad affiche aussi le Dock de façon permanente quand il s'affiche. Quand on a correctement configuré son Dock, le bénéfice de Launchpad me semble donc très problématique, mais il fallait sacrifier à la convergence avec iOS. J'y ai quand même trouvé un certain intérêt : les multiples scripts d'Automator qui polluaient la fenêtre principale de Launchpad ont été rangés dans le dossier Automator, là d'où ils n'auraient jamais dû sortir... Mais, adeptes de Mac OS X, sachez que pour renommer un dossier sous Launchpad, il faut rentrer dedans, et cliquer sur le champ qui s'affiche en haut et à gauche pour en modifier le nom si la catégorie choisie par le système ne vous convient pas.


Le disque de démarrage disparaît de la barre latérale du Finder

Les habitués de Mac OS X et les débutants apprécieront sans doute diversement la décision d'Apple de ne plus afficher le disque de démarrage dans la barre latérale du Finder ! Pour les débutants, c'est incontestablement un gage de sécurité : ils n'auront plus l'occasion de modifier involontairement la Bibliothèque ou le Système. Il subsiste quand même un moyen de voir le dossier de démarrage, c'est de l'afficher sur le bureau à l'aide de <Finder<Préférences<Général<Cocher Disques durs. Vous retrouvez alors l'environnement classique de Mac OS X, à l'exception de la bibliothèque de l'utilisateur, qui reste cachée. Pour y accéder, il ne vous reste que le Terminal...

Apple a donc franchi un pas décisif dans la simplification du système ! Evidemment, cela vise les nouveaux utilisateurs, et tous ceux (j'en connais beaucoup) qui, possédant un Mac, avaient bien du mal à le dominer, et déplaçaient inconsidérément (et sans s'en apercevoir) des fichiers d'un dossier à un autre. Désormais, l'utilisateur lambda ne voit plus dans le Finder que les disques supplémentaires au système et leurs partitions (s'il y en a), mais ne voit plus le disque système. Il a accès à ses dossiers personnels classiques (Bureau, Documents, Téléchargements, Vidéos, Musique, Images), et c'est tout. Il ne voit même pas les autres utilisateurs. Et pour corser le tout, le dossier Bibliothèque de l'utilisateur a lui aussi disparu. Ce n'est pas tout à fait nouveau : les dernières mises à jour de Snow Léopard cachent aussi ce dossier Bibliothèque !

Bien que la liste puisse être rangée selon divers critères (figure 4) à l'aide d'un nouveau widget dans la barre d'outils du Finder, je m'interroge sur l'utilité réelle de la rubrique "Tous mes fichiers" dans la barre latérale. Car si, dans le système neuf mis en place elle n'affiche que deux fichiers (fig.4), à quoi cela pourra-t-il servir quand il y aura des milliers de fichiers à afficher ?

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Fig. 4 : Est-ce bien raisonnable d'afficher "Tous mes fichiers" ?




Conclusion (provisoire).

Lion reste en état de découverte et de test, et je me suis bien gardé de l'utiliser pour des travaux courants. Je n'ai donc pas encore eu l'occasion d'évaluer la liste des 250 nouvelles fonctionnalités annoncée par Apple. Je reste réservé, en particulier, sur l'intérêt réel de conserver de multiples versions d'un document, alors qu'on en dispose déjà avec Time Machine... Et je continue à déplorer la nouvelle présentation de Dashboard qui interdit de voir le bureau par transparence dès lors que le truc proposé par Wikipédia pour amener un widget Dashboard sur le bureau ne fonctionne pas.

Lion marque sans doute un tournant dans l'histoire de Mac OS X. Le système s'affranchit de plus en plus de ses origines Unix (même si elles en constituent le fondement), pour s'adapter à des utilisateurs lambda qui veulent utiliser des applications à l'aide d'une interface utilisateur graphique tactile, sans se prendre les pieds dans le tapis. Apple continue sa conquête d'une nouvelle clientèle, moins technophile, et le nouveau système, qui cache les complications, est fait pour séduire aussi bien les débutants que les switchers. Mais les geeks y trouveront-ils leur compte ?