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Les premiers pas


Résumé : Mon expérience en informatique depuis 1970... J'ai suivi toute l'épopée de la micro-informatique et connu les premiers ordinateurs personnels sans clavier et sans écran !


Mon apprentissage en informatique commence en 1970 par un stage Fortran sur le H316 (Honeywell), de l’Université de Rouen, après un contact auprès du centre de calcul de Grenoble où je prends conscience que l’ordinateur n’est pas hors de portée d’un jeune chercheur en Géographie. Sur le H316, le bootstrap se rentrait aux clés, et le compilateur Fortran suivait sur un ruban perforé ! Les programmes, les données et les résultats passaient par un télétype.

Suivent de nombreuses séances de travail au centre de calcul d’Orsay (CIRCE) où le monstre (un IBM 360) occupait un étage entier, pour 2 (ou 4 ?) Mo de mémoire vive (à tore de ferrite), et avalait par lots, des paquets de cartes perforées contrôlées par le JCL (Job Control Language).

En 1973, j'achète ma première calculette (HP 35) avec des fonctions trigonométriques, pour l'équivalent d'un mois de salaire !

L’étape suivante voit l’utilisation au labo de recherche de Géographie des premières calculatrices programmables : HP 20 et HP 25, bientôt couplées à un traceur de courbes et à un numériseur de coordonnées. Les premiers graphiques et les premières cartes sont tracées à l’aide d’un langage Basic assisté de commandes graphiques (HPGL). C’est aussi l’époque des minis 16 bits ; mais l’université est trop pauvre pour nous offrir ces douceurs ! Alcyane

Le jour de Pâques 1976, Alcyane émet ses premiers vagissements lumineux : c’était un micro-ordinateur 8 bits construit en kit, avec mes propres deniers, sur le modèle de l’Altair, décrit dans un numéro célèbre de Popular Electronics en Janvier 1975 ; une boite avec 8 switches de données, et 16 d’adresses, couplés à autant de diodes rouges pour figurer le contenu de la mémoire ; quelques autres switches et diodes pour commander le tout. Même avec un assembleur, je n’ai jamais réussi à saturer sa mémoire de 4 Ko ! A la même époque, Paul Allen et Bill Gates mettaient au point leur interpréteur Basic.

Un an plus tard (1977), c’est la déferlante des premiers vrais micros :
- le TRS 80 (Tandy),
- le PET (Commodore),
- et l’Apple II (Apple).

Le labo se dote avec un peu de retard d’Apple II +, et j’achète aussi le mien. L’IBM à boule qui servait à taper mes cours passe à la trappe au profit du traitement de texte de l’Apple II.

Au fil des ans, mon Apple II se dote de disquettes, de mémoire, mais aussi d’une carte Z80 utilisant CP/M, d’une autre pour OS 9, et de l’interpréteur de P-Code de l’UCSD ( University of California San Diego) qui permet la vulgarisation du langage Pascal. En 1983, le labo achètera une carte mère Pascaline, équipée d’un processeur avec un jeu d’instructions P-Code, pour court-circuiter l’interpréteur.

Au début des années 80 s’épanouit aussi un ensemble de revues spécialisées dont je commence la collection : Byte, Dr Dobb’s Journal, Nibble, Micro (6502), 80 Micro (8080), Interface Age, Micro Computing, Call Apple, Pom’s etc... J’ai toujours ce trésor dans ma cave, assez bien conservé au demeurant.