1. John Siracusa
    1. Mountain Lion
      1. Introduction
      2. Achat et installation
      3. Changements d'interface (1)
      4. Changements d'interface (2)
      5. Changements d'interface (3)
      6. Applications (1)
      7. Applications (2)
      8. Applications (3)
      9. Applications (4)
      10. Applications (5)
      11. iCloud(1)
      12. iCloud(2)
      13. iCloud(3)
      14. Gatekeeper(1)
      15. Gatekeeper(2)
      16. Retina et HiDPI
      17. Fourre-tout (1)
      18. Fourre-tout (2)
      19. Fourre-tout (3)
      20. Fourre-tout (4)
      21. Fourre-tout (5)
      22. Fourre-tout (6)
      23. Recommandations
      24. Deux pères, un fils
    2. Lion
      1. Introduction
      2. Installation
      3. Revoir les fondamentaux
      4. Redimensionnement des fenêtres
      5. Et voici pour les cinglés
      6. La gestion des fenêtres
      7. Le modèle de document
      8. le modèle des processus
      9. Les éléments internes (1)
      10. Les éléments internes (2)
      11. ARC
      12. Le système de fichiers
      13. Ses modifications dans Lion
      14. Documents, résolution
      15. Le Finder
      16. Mail, Safari
      17. Fourre tout (1)
      18. Fourre tout (2)
      19. Recommendations
    3. Snow Leopard
      1. Introduction
      2. Le ticket d'entrée
      3. L'installation
      4. Nouvel aspect
      5. Détails internes
      6. Quick Time X
      7. Système de fichiers
      8. Faire plus avec plus
      9. LLVM et Clang
      10. Les blocs
      11. Concurrence
      12. Grand Central Dispatch
      13. Asynchronicité
      14. Open CL
      15. La différence...
      16. Quick Time Player
      17. Le Dock
      18. Le Finder
      19. Exchange
      20. Performances
      21. Fourre tout (1)
      22. Fourre tout (2)
      23. Le futur
    4. Leopard
      1. Introduction
      2. L'héritage
      3. Nouvel aspect 1
      4. Nouvel aspect 2
      5. Le noyau
      6. 64 bits
      7. FS Events
      8. Core animation
      9. Quartz GL
      10. Core UI
      11. Détails internes
      12. Le Finder
      13. Le Dock
      14. Time Machine
      15. Performances
      16. Pot pourri
      17. Demain
    5. Tiger
      1. Introduction
      2. Retour sur le passé
      3. Nouvel aspect de Tiger
      4. Mises à jour du noyau
      5. Le lancement
      6. Les méta-données
      7. Attributs étendus
      8. Listes de contrôle d'accès
      9. Spotlight 1
      10. Spotlight 2 : analyse et potentiel
      11. Types de fichiers
      12. Méta-données : la fin
      13. Quartz
      14. Quartz 2D Extreme
      15. Core Image
      16. La vidéo sous Tiger
      17. Dashboard
      18. Le Finder
      19. Les performances
      20. Pot pourri
      21. Conclusion
    6. Panther
      1. Introduction
      2. Les précédents
      3. L'installation
      4. Nouvel aspect
      5. Performances
      6. Changement rapide d'utilisateur
      7. Gestion des fenêtres
      8. Exposé
      9. Le Finder
      10. Performance du Finder
      11. Toujours le même
      12. Safari
      13. XCode
      14. Conclusion
    7. Jaguar
      1. Introduction
      2. Le nom
      3. L'installation
      4. Modifications d'Unix
      5. Dévelopeurs...
      6. Quoi de neuf
      7. Rendezvous
      8. Quartz Extrême
      9. Performance
      10. Compositions
      11. Le Finder
      12. Applications
      13. Sherlock
      14. Le portrait
    8. Puma
      1. Prelude
      2. Introduction
      3. Installation
      4. Réglages système
      5. Performance
      6. Redimensionnement des fenêtres
      7. Utilisation de la mémoire
      8. Diagnostics de mémoire
      9. L'environnement Classique
      10. L'interface Utilisateur
      11. Le Finder
      12. Extensions de fichiers
      13. Divers, conclusion
    9. Cheeta (Mac OS X 10.0)
      1. Qu'est ce que Mac OS X
      2. Installation
      3. Le démarrage
      4. Utilisation de la RAM
      5. Performance
      6. Performance des applications
      7. Stabilité
      8. L'interface utilisateur
      9. Le Finder
      10. Le navigateur du Finder
      11. Le Finder (divers)
      12. L'interface utilisateur
      13. Os X Classique
      14. Système de fichiers
      15. Unix
      16. Applications
      17. Conclusion
    10. Les débuts de MacOsX
      1. 1999 : OSX DP2
      2. 2000 : Quartz et Aqua/a>
      3. Fin de la lune de miel
      4. la première bêta publique
      5. 2001 : Mac OS X 10.0
      6. Un investissement
    11. Finder Spatial
      1. Introduction
      2. Interfaces spatiales
      3. Le Finder spatial
      4. Le concierge
      5. Un nouveau Finder
      6. Le browser
      7. Le browser spatial
      8. Finder et méta-données
      9. Les modèles
      10. Pensées finales

Le Finder, compléments

Le contenu des menus du Finder est intéressant : la plupart des commandes attendues y sont : dupliquer, créer un alias, voir l'original, nettoyer, etc. Mais il y a quelques modifications intéressantes, et des additions. Voyons les additions d'abord.

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Fig. 1 : Le menu "aller" du Finder.

Le nouveau menu "Aller" fournit des raccourcis vers de nombreux emplacements courants, y compris iDisk. L'item "se connecter au serveur" remplace les applications "navigateur de réseau" et "Choisir" de Mac OS classique. Comme la plupart des applications Mac OS X, le Finder a un menu "Fenêtre" qui liste ses fenêtres ouvertes. Le menu de l'application Finder abrite une commande orpheline "Vider la corbeille", maintenant que le menu "Special", vieux de 17 ans, et tradition sentimentale, a disparu. Les autres éléments éliminés du menu "Spécial" réapparaissent ailleurs : "Redémarrer", "Eteindre", et "Suspendre l'activité" sont dans un nouveau menu pomme (voyez la suite), et "nettoyer"est dans le menu "Présentation". La commande "effacer le disque" a complètement disparu, au profit d'une application séparée, "Utilitaire de disque". Dans l'ensemble, l'organisation du menu est plus cohérente que par le passé.

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Comme je l'ai dit précédemment, les volumes montés apparaissent sur le bureau par défaut, mais sont aussi accessibles à l'aide de l'abstraction de l'ordinateur affichée dans les fenêtres du Finder. La pratique malheureuse, (mais là encore traditionnelle), consistant à glisser-déposer l'icône d'un disque dans la corbeille pour le démonter et l'éjecter est conservée dans Mac OS X, mais avec une nouvelle tournure. Dés que vous commencez à déplacer l'icône du disque, l'icône de la poubelle dans le Dock se change en un symbole d'éjection (figure à droite)

Si vous voulez conserver ce raccourci dans l'interface utilisateur, voici une façon habile d'éviter d'avoir à dire à un débutant de déplacer le disque vers la corbeille. Vous pouvez maintenant dire de glisser le disque jusqu'au symbole d"éjection. On vous demandera ce qu'est le symbole d'éjection, et pourquoi il est dans le Dock ; vous pourrez alors passez à autre chose, et montrer l'item de menu "Ejecter", ou le menu contextuel. En fait, je pense que c'est une amélioration intelligente.

La version 10.0 conserve la possibilité de mettre une image en fond de chaque fenêtre du Finder. En jouant sur les fichiers de ressources du Finder, il est même possible d'afficher des icônes de tailles différentes dans la même fenêtre.

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Fig. 3 : Modification de la taille des icônes dans le Finder.

La combinaison de ces caractéristiques peut permettre quelques dispositions artistiques et intéressantes dans les fenêtres. Evidemment, tout ce travail pour arranger les fenêtres "juste comme ça" peut être anéanti ultérieurement par la nature évolutive de Mac OS 10.0).

Le Finder comporte une commande "défaire" qui peut annuler presque n'importe quelle action singulière, y compris le déplacement, la copie, le changement de nom d'un fichier ou d'un dossier. (La vidange de la corbeille ne peut pas être défaite bien que le déplacement sur celle-ci peut l'être).

La commande de menu "Get info" maintenant appelée "Lire les informations" affiche une fenêtre qui ressemble à la fenêtre traditionnelle d'information du Finder, mais avec une grosse différence : une seule de ces fenêtres peut être ouverte à un moment donné, et elle correspond à l'item sélectionné, pas nécessairement à celui dont on a demandé l'information. Les utilisateurs expérimentés du Mac trouveront sans doute ce comportement agaçant, du fait que l'un des principaux usages de la commande "Get Info" dans Mac OS classique, consistait à comparer deux ou plusieurs fichiers ou dossiers.

A part cette énorme et méchante bévue, la fenêtre d'information fonctionne correctement, et propose quelques nouvelles caractéristiques, et une omission bienvenue. L'omission est le réglage d'allocation de mémoire, qui est présent dans Mac OS classique, mais n'est pas nécessaire dans un système de mémoire virtuelle moderne. Les additions sont trois nouvelles vitres appelées "Application", "Fichiers Application" , et "Aperçu". Comme on peut s'y attendre, la vitre "Aperçu" affiche la même vue que celle de la vue en colonnes du Finder.

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Fig. 4 : Fenêtre d'information du Finder : la vitre "Application".

La vitre "Application" (figure 4), contrôle l'application qui sera utilisée pour ouvrir un document donné. Ce qui est intéressant, c'est que la modification de ces réglages ne change pas les codes Type ou Créateur du fichier ou l'extension du nom de fichier (s'il y en a une).

Quand une application est choisie, la vitre "Fichiers Application" (fig. 5) permet une manipulation graphique aisée des ressources du paquet, comme les greffons ou les données de localisation.

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Fig. 5 : Manipulation d'un paquet avec le Finder. (notez le greffon Gopher, les règles Omni :-)

La manipulation des ressources d'un paquet peut être faite manuellement dans le Finder avec "Afficher le contenu du paquet" dans le menu contextuel (ou bien sûr à l'aide d'une ligne de commande), mais ces deux méthodes sont un peu compliquées et sujettes à des erreurs. La fenêtre d'affichage des informations fournit une solution plus propre, et montre vraiment un autre exemple de l'intérêt des paquets.

La vitre des "Permissions" (non montrée ici), n'a pas changé depuis Mac OS classique, sauf qu'elle affiche maintenant les bits de permission dans le style Unix.

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Fig. 6 : Les préférences du Finder.

La fenêtre des préférences du Finder pourrait être mieux nommée "préférences du bureau". Pour l'essentiel, le fond d'écran peut y être défini, et non à l'aide du menu contextuel du bureau lui-même. En fait, les menus contextuels manquent cruellement presque partout dans le Finder, ne fournissant que les fonctionnalités les plus basiques et parfois pas même celles-ci. On dit que les APIs du menu contextuel n'étaient pas finalisées pour la sortie de 10.0, et seront étoffées, publiées et diffusées, au bénéfice des utilisateurs de Macs, dans les futures versions de Mac OS X.

Le Finder de Mac OS X accepte des noms de fichiers "longs" (255 caractères maximum), mais ne les affiche que d'une façon frustrante. Les noms qui sont trop longs pour tenir dans la zone allouée sont tronqués au milieu plutôt qu'à la fin. Regardez dans la figure 7 le fichier dont le nom est "This folder has a long name".

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Fig. 7 : Troncature des noms de fichiers .

Dans les vues en liste et en colonnes, il y a au moins une option pour élargir les colonnes. (Mais notez que la fenêtre de la vue en liste est affichée avec la colonne du nom, à mon avis dans une largeur beaucoup trop étroite). Mais dans la vue en icônes, il n'y a aucun recours : le Finder y tronque les noms qui ont plus d'un pouce de large quelle que soit la place disponible autour (même dans les cas extrêmes -figure 8-). Même si Apple veut éviter la solution (apparemment) évidente de mettre des noms longs sur plusieurs lignes, le Finder pourrait au moins augmenter le seuil de la troncature. Dans l'idéal, les noms d'une vue en icône devaient savoir de quelle place ils disposent de chaque côté, et se tronquer intelligemment.

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Fig. 8 : troncature dans une vue en icône.

Bien que cela rentre en partie dans le cas de la performance, la facilité d'usage du Finder est handicapée par sa mauvaise réactivité (défilement, redimensionnement de fenêtre, etc...) et par sa propension à mettre un curseur "occupé" qui devient complètement sans réaction pendant presque toute activité sur le réseau (montage de disques réseau, utilisation du navigateur de réseau "se connecter au serveur", et autres), ou pendant toute autre tâche plus longue que le simple déplacement ou la copie de fichiers. Dans beaucoup de circonstances, le Finder de Mac OS X affiche des possibilités multitâches qui sont inférieures à celles du Finder de Mac OS 9.

Pour finir, les caractéristiques absentes abondent. J'ai déjà dénoncé le support incomplet du menu contextuel. Les étiquettes du Finder, une caractéristique utilisée et appréciée par de nombreux utilisateurs de Mac OS classique qui ont des tas de fichiers et de dossiers à organiser ont aussi sauté dans la version 10.0. La grille stupidement large (et non ajustable) des icônes ne peut plus être changée par une opération Cmd-glisser, et rend l'item de menu "nettoyer" (qui souvent fonctionne mal) la seule option possible même quand il s'agit d'aligner une seule icône. La frappe d'un nom de fichier dans une vue en liste ne fait plus défiler la fenêtre pour montrer la sélection. L'alerte par défaut "vider la corbeille" ne peut plus être basculée d'une façon globale. Et bien sûr, les dossiers pop-up tabulés ont complètement disparu, et ne sont remplacés de façon convenable par aucune fonctionnalité du Dock.

Conclusion sur le Finder

Le Finder de Mac OS X a besoin de beaucoup de travail, avant de pouvoir satisfaire les caractéristiques de son prédécesseur. L'addition de nombreuses caractéristiques utiles et puissantes pour l'usage de Mac OS (la vue en colonne, le mode navigateur, la barre d'outils, la manipulation des paquets, l'adressage virtuel des fichiers, l'intégration du réseau) ne compense pas des problèmes importants. Des caractéristiques manquantes, d'autres mal conçues, et des bogues rendent le nouveau Finder incapable de reproduire l'environnement de manipulation spatiale des fichiers, qui a été l'une des caractéristiques essentielle de l'expérience du Macintosh depuis 1984.

Pour ajouter l'injure à la blessure, une performance qui pose des problèmes, et des défauts dans le multitâche handicapent les meilleurs parts de l'application. Il y a clairement une place considérable pour des améliorations dans cette application très importante. Heureusement, l'indépendance du Finder d'OS X le rend beaucoup plus modifiable que son prédécesseur fortement intégré dans Mac OS classique. Espérons seulement qu'un jour, le Finder de Mac OS X va se hisser à la hauteur du précédent.