1. John Siracusa
    1. Mountain Lion
      1. Introduction
      2. Achat et installation
      3. Changements d'interface (1)
      4. Changements d'interface (2)
      5. Changements d'interface (3)
      6. Applications (1)
      7. Applications (2)
      8. Applications (3)
      9. Applications (4)
      10. Applications (5)
      11. iCloud(1)
      12. iCloud(2)
      13. iCloud(3)
      14. Gatekeeper(1)
      15. Gatekeeper(2)
      16. Retina et HiDPI
      17. Fourre-tout (1)
      18. Fourre-tout (2)
      19. Fourre-tout (3)
      20. Fourre-tout (4)
      21. Fourre-tout (5)
      22. Fourre-tout (6)
      23. Recommandations
      24. Deux pères, un fils
    2. Lion
      1. Introduction
      2. Installation
      3. Revoir les fondamentaux
      4. Redimensionnement des fenêtres
      5. Et voici pour les cinglés
      6. La gestion des fenêtres
      7. Le modèle de document
      8. le modèle des processus
      9. Les éléments internes (1)
      10. Les éléments internes (2)
      11. ARC
      12. Le système de fichiers
      13. Ses modifications dans Lion
      14. Documents, résolution
      15. Le Finder
      16. Mail, Safari
      17. Fourre tout (1)
      18. Fourre tout (2)
      19. Recommendations
    3. Snow Leopard
      1. Introduction
      2. Le ticket d'entrée
      3. L'installation
      4. Nouvel aspect
      5. Détails internes
      6. Quick Time X
      7. Système de fichiers
      8. Faire plus avec plus
      9. LLVM et Clang
      10. Les blocs
      11. Concurrence
      12. Grand Central Dispatch
      13. Asynchronicité
      14. Open CL
      15. La différence...
      16. Quick Time Player
      17. Le Dock
      18. Le Finder
      19. Exchange
      20. Performances
      21. Fourre tout (1)
      22. Fourre tout (2)
      23. Le futur
    4. Leopard
      1. Introduction
      2. L'héritage
      3. Nouvel aspect 1
      4. Nouvel aspect 2
      5. Le noyau
      6. 64 bits
      7. FS Events
      8. Core animation
      9. Quartz GL
      10. Core UI
      11. Détails internes
      12. Le Finder
      13. Le Dock
      14. Time Machine
      15. Performances
      16. Pot pourri
      17. Demain
    5. Tiger
      1. Introduction
      2. Retour sur le passé
      3. Nouvel aspect de Tiger
      4. Mises à jour du noyau
      5. Le lancement
      6. Les méta-données
      7. Attributs étendus
      8. Listes de contrôle d'accès
      9. Spotlight 1
      10. Spotlight 2 : analyse et potentiel
      11. Types de fichiers
      12. Méta-données : la fin
      13. Quartz
      14. Quartz 2D Extreme
      15. Core Image
      16. La vidéo sous Tiger
      17. Dashboard
      18. Le Finder
      19. Les performances
      20. Pot pourri
      21. Conclusion
    6. Panther
      1. Introduction
      2. Les précédents
      3. L'installation
      4. Nouvel aspect
      5. Performances
      6. Changement rapide d'utilisateur
      7. Gestion des fenêtres
      8. Exposé
      9. Le Finder
      10. Performance du Finder
      11. Toujours le même
      12. Safari
      13. XCode
      14. Conclusion
    7. Jaguar
      1. Introduction
      2. Le nom
      3. L'installation
      4. Modifications d'Unix
      5. Dévelopeurs...
      6. Quoi de neuf
      7. Rendezvous
      8. Quartz Extrême
      9. Performance
      10. Compositions
      11. Le Finder
      12. Applications
      13. Sherlock
      14. Le portrait
    8. Puma
      1. Prelude
      2. Introduction
      3. Installation
      4. Réglages système
      5. Performance
      6. Redimensionnement des fenêtres
      7. Utilisation de la mémoire
      8. Diagnostics de mémoire
      9. L'environnement Classique
      10. L'interface Utilisateur
      11. Le Finder
      12. Extensions de fichiers
      13. Divers, conclusion
    9. Cheeta (Mac OS X 10.0)
      1. Qu'est ce que Mac OS X
      2. Installation
      3. Le démarrage
      4. Utilisation de la RAM
      5. Performance
      6. Performance des applications
      7. Stabilité
      8. L'interface utilisateur
      9. Le Finder
      10. Le navigateur du Finder
      11. Le Finder (divers)
      12. L'interface utilisateur
      13. Os X Classique
      14. Système de fichiers
      15. Unix
      16. Applications
      17. Conclusion
    10. Les débuts de MacOsX
      1. 1999 : OSX DP2
      2. 2000 : Quartz et Aqua/a>
      3. Fin de la lune de miel
      4. la première bêta publique
      5. 2001 : Mac OS X 10.0
      6. Un investissement
    11. Finder Spatial
      1. Introduction
      2. Interfaces spatiales
      3. Le Finder spatial
      4. Le concierge
      5. Un nouveau Finder
      6. Le browser
      7. Le browser spatial
      8. Finder et méta-données
      9. Les modèles
      10. Pensées finales

Le Finder (pas vraiment) revisité




Précédemment, dans la section sur les méta-données de ce rapport, (cela semble loin, je sais), j'ai dit que je laissais le sujet des méta-données de côté, parce que les caractéristiques des méta-données sous Mac OS X n'ont pas bougé. A un certain point, tout ce qui pouvait être dit l'a été, et tout le reste n'est que de l'espoir, quoique indistinct.

Avec l'introduction de Tiger, le Finder de Mac OS X est entré dans sa phase d'existence. Il ne contient aucune caractéristique nouvelle et significative d'interface, en dehors de celles ajoutées par Spotlight, et comme nous l'avons vu, même celles-ci souffrent du malaise auquel on peut s'attendre maintenant avec le Finder.

Avec les années, le Finder de Mac OS X s'est acquis la réputation bien méritée d'être l'application intégrée à Mac OS X la moins agréable. On l'a appelée le morceau de délaissiciel le plus utilisé de Mac OS X. Quelques gens l'aiment, peu l'adorent, et beaucoup le haïssent.

Dans le forum Macintoshian Achaia à Ars Technica, l'abréviation "FTFF" est maintenant utilisée sans explication. Elle veut dire "Corrigez ce foutu Finder" (Fix the F***ing Finder) et on la rencontre souvent dans les fils de discussion sur les souhaits pour Mac OS X. (Et si vous croyez que mes critiques de longue date sur le Finder rendent les opinions sur le forum d'Ars fondamentalement biaisées, vous ne connaissez pas les guichets (ACH) du Mac).

Pour un observateur occasionnel, cela peut sembler un peu excessif. le Finder de Mac OS X, même s'il n'est pas brillant, est au moins sympathique. Où est le problème ? Les mauvais sentiments à l'égard du Finder ne jaillissent pas d'une seule source. Il y a au moins trois sources distinctes de mécontentement, qui apparaissent habituellement par combinaison de deux ou plus pour les insatisfaits du Finder.

D'abord, il y a ce problème spatial/navigateur que j'ai discuté en détail dans mon compte-rendu de Panther. J'ai aussi écrit un article complet sur le sujet. Je ne vais pas réaborder ce problème ici. Il suffit de rappeler que ce que j'ai écrit à propos du Finder de Panther en 2003 continue à s'appliquer au Finder de Tiger aujourd'hui.

Le second problème est dans les performances. Le Finder de Mac OS classique n'était pas très bon pour répondre à une charge importante ou à une transaction sur le réseau, mais les standards étaient différents alors. A l'époque de Mac OS X, les attentes sont beaucoup plus exigeantes. Malheureusement, le Finder de Mac OS X semble englué dans un âge dépassé depuis le début.

Alors que des applications comme Motion peuvent composer des flux vidéo multiples en temps réel, l'interface utilisateur du Finder de Mac OS X souffle encore pour déplacer un grand nombre de fichiers d'un endroit à un autre. Les accès au réseau restent une cause bien connue de "pauses" dans les applications (l'infamante roulette multicolore). Sur le web, les forums Mac restent hantés par des histoires cauchemardesques d'une paralysie totale du Finder après un clic accidentel sur une séquence QuickTime, dans une fenêtre en colonnes d'un volume du réseau, qui affiche une avant-première "utile" de la séquence. Et iDisk, ne me lancez surtout pas sur iDisk, l'emblème de lenteurs inexplicables. Alors que des clients WebDAV indépendants savent lire et écrire des fichiers sur l'iDisk de .Mac correctement, le Finder semble se divertir dans de longues pauses, et des taux de transfert ralentis par un froid glacial.

Les performances du Finder se sont améliorées régulièrement depuis Mac OS 10.0, et parfois très nettement. Mais passer de "inutilisable" à simplement "épouvantablement lent" n'est pas un sujet de fierté. Ce n'est pas seulement l'importance réelle des difficultés. Elle intervient, parfois. Mais le plus souvent, le Finder pâtit considérablement de la comparaison avec les applications qui lui sont contemporaines.

Cela nous amène au troisième pilier de mécontentement du Finder de Mac OS X. C'est toutes les petites choses. Des petits embêtements qu'on peut aisément pardonner dans la version 1.0 d'un produit, et c'est valable pour la version originale du Finder. Mais quand ces petite embêtements persistent pendant quatre ans de développement, en dépit de la simplicité relative de leurs solutions, on commence à se fâcher.

Il y a beaucoup trop d'exemples à citer, bien que cela n'empêche pas les gens d'essayer dans des fils de discussion qui se répètent à l'infini sur le sujet. Je vais seulement prendre trois exemples tirés de mon expérience personnelle.

Le premier est l'écartement de grille. Le Finder de Mac OS X a toujours présenté les icônes très espacées les unes des autres dès le début. Cela permet d'éviter des superpositions de noms très longs de fichiers ou de dossiers, mais beaucoup d'utilisateurs (notamment ceux qui ont des petits écrans) considèrent que c'est du gâchis, compte tenu de la longueur courante des noms de fichiers.

Une forme d'ajustement de la taille de grille a été réclamée dès Mac OS X 10.0, et cela est toujours indisponible. Ce problème est exacerbé par le fait que le Finder de Mac OS X classique disposait d'un ajustement simple de la taille de grille il y a dix ans. (Nous avons la technologie ! Nous pouvons le réimplanter).

Le second, c'est la palette des "options de présentation". Elle contient deux boutons-radio qui contrôlent la portée des modifications faites dans la palette. Il y a un bouton pour "Toutes les fenêtres", et un autre pour "Cette fenêtre seulement". (Ignorons pour le moment le fait que ce concept consistant à changer les options de présentation pour "toutes les fenêtres" dans le Finder de Mac OS X est une mauvaise plaisanterie). Quand l'utilisateur utilise cette palette, il le fait parce qu'il veut changer l'option de présentation pour la fenêtre qu'il est en train de regarder. Peut-être, une fois sur mille, il voudra que le changement s'applique à toutes les fenêtres dans le Finder (quelles qu'en soient les conséquences). Mais dans 99,9 % des cas, il désire simplement changer les options de présentation pour une seule fenêtre.

Ce qui me rend furieux, c'est que le bouton "Toutes les fenêtres" est sélectionné par défaut la plupart du temps. (Bonne chance, si vous arrivez à deviner quel ensemble de conditions définit quel bouton-radio est défini par défaut). Ce que cela signifie en pratique, c'est que pratiquement à chaque fois qu'un utilisateur change les options de présentation d'une fenêtre, il doit d'abord penser à changer la sélection du bouton-radio. Laissez-moi vous dire que cela devient très vite très lassant.

Pour terminer, il y a ce comportement "taille adaptée" des fenêtres du Finder déclenché en utilisant le widget vert avec un + dans la barre de titre de la fenêtre. En théorie (et dans la pratique pour toutes les versions du Finder de Mac OS X classique ayant cette caractéristique), cela doit entraîner la fenêtre à modifier sa taille pour afficher autant d'items qu'elle le peut, mais sans espace inutile entre eux. Pour une fenêtre avec seulement quelques icônes assez rapprochés dedans, cela doit donner une fenêtre sans barre de défilement.

Dans le Finder de Mac OS X, cela n'a jamais marché correctement. Quand cela fonctionne, il y a habituellement une barre de défilement active, avec environ 5 pixels de déplacement possible. Le Finder cherche à définir une taille appropriée pour la fenêtre, mais échoue à évaluer les limites des icônes qu'elle contient. Ce n'est pourtant pas de la science spatiale...

Pris séparément, cela ressemble à chercher inutilement des poux. "Bou, bou, vous ne soignez pas bien votre animal de compagnie". Mais la somme cumulée des poux de chacun ne peut pas être ignorée. Les doléances ont tendance à s'agglomérer autour de 10 à 20 problèmes qui harcèlent un grand nombre de gens. Ce n'est pas le fait que chacun a une plainte différente, ce qui laisserait Apple sans moyen de définir des priorités.

Et si on parle de traiter les bogues par priorité, ce n'est pas que ces petites choses ont échappé à la vigilance d'Apple parce qu'elle a été très occupée à rajouter de nouvelles caractéristiques importantes au Finder à chaque version majeure. En réalité, le Finder est resté sans changements d'une version à une autre, (à l'exception des nouvelles caractéristiques de Mac OS X qui ont attiré l'attention), et les petites choses ne sont pas réparées. Rappelez-vous, cela dure depuis quatre ans de développement.

Même la bonne volonté que le Finder de Mac OS X a montré à l'origine, grâce à l'incorporation de la présentation en colonnes du NeXT, et d'autres caractéristiques de type navigateur, a cessé d'exister ces dernières années. La lune de miel est terminée pour les amoureux du navigateur. De plus en plus, ils se rendent compte que leurs demandes concernant le navigateur se trouvent aussi ignorées.

Je vois aussi beaucoup de réclamations à propos de la façon dont les caractéristiques de présentation du Finder interfèrent avec celles de navigation. (Pourquoi ne puis-je pas obliger toutes mes fenêtres de navigation à utiliser la présentation en liste par défaut ?). Brusquement, tout le vacarme passé du mélange dévastateur spatial/navigateur dans le Finder commence à prendre beaucoup plus de signification.

Ce qui est encore plus frustrant, pour les amateurs du navigateur, c'est l'existence d'une application comme Path Finder. Path Finder est un gestionnaire de fichier de type navigateur développé par une seule personne qui gêne considérablement le Finder de Mac OS X, à cause de son énorme richesse en caractéristiques. La version 1.0 de Path Finder, a été livrée en 2001 après seulement six mois de développement. La version 3 aujourd'hui est beaucoup plus avancée, et la version 4 qui arrive ressemble à Final Cut Pro pour la gestion des fichiers. C'est un tour de force de navigation.

Le Finder de Mac OS X, Tiger compris, n'est rien de tout cela, et c'en est une honte.

Le facteur Spotlight

Spotlight a soulevé un grand espoir pour la gestion des fichiers sous Ma OS X. A la WWDC (World Wide Developer Conference) de 2004, Steve Jobs en personne a admis que Spotlight avait les potentialités pour remplacer effectivement le Finder. "Beaucoup d'entre nous ne vont plus utiliser le Finder du tout", dit-il. "Mais c'est ce que c'est : de la recherche. "Il suffit d'aller là (dans Spotlight) pour trouver n'importe quoi".

Je ne veux pas minimiser l'intérêt d'un utilitaire de recherche rapide, puissant et précis sur l'ensemble du système. C'est vraiment une chose merveilleuse à avoir, et elle accomplit des tâches pour lesquelles le Finder est totalement inadapté. Mais c'est ce que c'est : de la recherche.

Remplacer toutes les tâches de gestion de fichiers par une recherche est simplement de l'auto-flagellation. La recherche, c'est bien quand vous voulez trouver une aiguille dans une botte de foin, mais c'est inutilement inefficace pour s'occuper d'un petit nombre de fichiers utilisés fréquemment. C'est la raison pour laquelle il y a des dossiers : pour réunir des ensembles de fichiers associés d'une façon qui n'a rien à voir avec leur contenu.

Les dossiers intelligents de Spotlight pourraient être utiles si Apple avait mieux utilisé les nouvelles caractéristiques d'attributs étendus dans Tiger, pour permettre l'addition (et l'indexation) de méta-données arbitraires. Mais au point où en sont les choses, cette tâche repose sur les bons vieux dossiers.

Si on prend un "ensemble de travail" de fichiers utilisés fréquemment, il est très efficace de les placer tous dans la fenêtre ouverte d'un dossier, (peut-être une présentation en liste avec certains sous-dossiers fermés), et de double-cliquer, ou de glisser-déposer les fichiers pour les ouvrir ou les éditer. L'alternative à base de recherche à cette interaction directe avec le Finder exige d'activer le menu de recherche de Spotlight, le taper les premiers caractères d'un nom de fichier, de sélectionner le fichier dans le menu des résultats de recherche (ou d'activer une fenêtre de résultats complets de recherche si ce n'est pas dans le menu), puis de sélectionner, de double-cliquer, ou de glisser déposer le fichier pour l'ouvrir ou l'éditer.

Tout cela suppose bien sûr que les méta-données du fichier sont assez uniques pour être facilement distinguées dans une liste de résultats. Pitié pour le pauvre développeur web qui cherche à utiliser Spotlight pour éditer une série de fichiers aux noms identiques, et à la structure similaire comme "index.html" par exemple.

Rappelez-vous que ce processus tout entier doit être exécuté du début à la fin à chaque fois qu'un fichier est ouvert. Et contrairement à des utilitaires spécifiques de lancement, comme Quicksilver, Spotlight ne va rien "apprendre" de vos actions. En fait, il ne retiendra aucun état, en dehors, peut-être de la la dernière chaîne de caractères entrée. Chaque recherche repart essentiellement à zéro.

Si cela vous semble encore une bonne façon de travailler avec les fichiers de votre "ensemble de travail" personnel, je vous mets au défi de l'essayer pendant un mois, et de voir ce que vous ressentez. N'utilisez pas le Finder du tout ; essayez de tout faire avec Spotlight. Qui sait ? Peut-être votre "ensemble de travail" est-il une distribution au hasard de tous les fichiers de votre disque dur ; si c'est le cas, Spotlight va être comme une manne tombée du ciel.

Mais si vous êtes comme la plupart des utilisateurs, à "rechercher" des fichiers que vous avez déjà ouverts cinq fois dans la journée, cela va doucement vous rendre dingue. C'est doublement vrai si vous êtes un développeur qui travaille sur un environnement où les noms de fichiers sont souvent identiques, ou pour lesquels la hiérarchie est un élément du produit (par exemple un site web, ou une distribution de modules Perl).

Une fois encore, je ne veux pas marginaliser la puissance d'une recherche. La recherche, c'est bien ; la recherche, c'est important. Quand vous recherchez ce fichier obscur dont vous savez seulement qu'il est sur le disque dur, ou quand vous cherchez seulement un mot ou une phrase que vous croyez avoir vu une fois, Spotlight est très efficace. Mais pour remplacer le Finder, ce n'est pas le pied.

Sous Mac OS X, un usage accru de la recherche est une forme de prophétie à soi-même. Plus le Finder faillit, plus Spotlight paraît meilleur en comparaison. Mais peu importe à quel point le Finder a été mauvais, il y a une caractéristique qui a été préservée : le bureau. C'est la partie spatialement la plus consistante du Finder, c'est le seul "endroit" dans l'ordinateur où chacun se sent vraiment à l'aise, - ce qui explique pourquoi tant de gens l'utilisent pour ranger leurs fichiers les plus importants ou les plus souvent utilisés - au grand dam, partout, des puristes en ordinateurs.

Des applications comme iTunes et Mail ont déjà montré la puissance d'un mélange convenable de recherche et de gestion traditionnelle d'une information structurée. Le champ de recherche dans iTunes est bien, mais iTunes serait beaucoup plus désagréable à utiliser sans la hiérarchie fournie par les fenêtres de navigation : genre, artiste et album. La même chose pour Mail avec son champ de recherche rapide qui s'ajoute aux dossiers traditionnels de l'application.

Dans les deux cas, la hiérarchie est en fait un ensemble de recherches mis en boîte. C'est aussi le cas (dans les faits) avec des formats de volume comme HFS+ , où le chemin du fichier est l'un des identificateurs uniques possibles pour un fichier. Les bons vieux dossiers sont en réalité des "recherches en boîte" qui reposent sur la méta-donnée du chemin de fichier. C'est l'interface qui en résulte qui est la chose importante, pas le mécanisme.

J'espère que la combinaison de Spotlight et du Finder pourra un jour délivrer tout son potentiel. En même temps, c'est une faute de surévaluer l'utilité de Spotlight comme moyen de pallier les insuffisances du Finder. Spotlight est bien, mais il n'élimine pas complètement le besoin d'une gestion traditionnelle des fichiers. Le Finder n'est pas sur la touche.

Les changements internes

Il y a quelques modifications internes dans le Finder de Tiger qui méritent d'être abordées. la première est la modularisation du moteur de copie du Finder. Les applications autres que le Finder veulent souvent déplacer ou copier des fichiers. c'est une tâche étonnamment difficile, particulièrement dans Mac OS X, avec ses méta-données spécifiques au Mac, les fourches de ressources, les liens symboliques, les liens matériels, et les règles compliquées pour l'émulation de toutes ces caractéristiques sur des formats de volume qui ne les supportent pas.

La solution de Mac OS classique, était que les applications demandaient simplement au Finder de déplacer ou de copier les fichiers pour leur compte. Cela fonctionnait, mais rendait ces applications dépendantes du Finder. Au moment de l'introduction de Mac OS X, on considéra que le Finder n'était à présent "qu'une application parmi d'autres". C'était en partie une réaction à l'association historique des applications avec le Finder pour les tâches de gestion de fichiers. Mac Os X devait être différent. Les applications ne pouvaient plus simplement supposer que le Finder tournait et était disponible en permanence. Si une application Mac OS X voulait copier ou déplacer des fichiers, elle devait le faire par elle-même.

Dans Tiger, Apple a placé le moteur de copie des fichiers du Finder dans une bibliothèque publique que toute application peut utiliser. Le Finder de Tiger utilise lui-même cette bibliothèque. Cette unification d'opérations de fichiers "sans erreurs" dans une seule bibliothèque est une étape importante, particulièrement avec la prolifération potentielle des méta-données dans les années qui viennent.

Une autre modification notable du Finder résulte d'une combinaison des APIs de notification du système de fichiers sous Panther, (mais non exploitées par le Finder à cette époque), et des caractéristiques rajoutées avec Spotlignht. Le Finder de Tiger montre maintenant correctement les fichiers quand ils sont créés, et les fait disparaître quand ils sont effacés.

Si cela ne vous semble pas très important, c'est que vous n'avez probablement pas beaucoup utilisé de Finder de Mac OS X. Ou alors, vous n'exigez pas grand chose de votre gestionnaire de fichiers. (Une fenêtre pour l'utilisateur, peut-être ? F5 !). Mais vous savez comment nous sommes, nous, les "barbes grises", à toujours nous en tenir avec ténacité, à l'idée dépassée qu'un gestionnaire de fichiers doit toujours refléter l'état des fichiers sur le disque, d'une façon que s'apparente au temps réel.

Le Finder de Mac OS X, depuis le début, a lamentablement échoué dans ce domaine, en refusant habituellement de montrer les fichiers créés en dehors du Finder, jusqu'à ce que l'utilisateur clique explicitement dans la fenêtre. En théorie, les applications sont censées notifier au Finder quand elles créent des fichiers. En pratique, beaucoup ne le font pas, et beaucoup ne savent pas le faire, comme les outils en ligne de commande d'Unix, qui ne connaissent absolument rien des APIs de haut niveau de Mac OS X, et encore moins le Finder.

Et bien, ces temps sont révolus. Grâce aux trucs du noyau qui ont rendu Spotlight si rapide, le Finder de Tiger ne peut plus être pris au dépourvu. Il reflète les modifications du système de fichiers instantanément, d'où qu'elles viennent. Admirez !


Le combat du Terminal et du Finder Cliquez pour animer.
La vidéo nécessite QuickTime 6 ou plus récent

Je crois fermement que cette modification à elle seule va m'épargner beaucoup plus de désagréments que toutes les autres améliorations combinées de Tiger. Si un développeur du noyau de Mac OS X s'approchait de moi maintenant, je le serrerais dans mes bras.

Résumé sur le Finder.

Je sais que j'ai dit précédemment que je laissais derrière moi le marais du Finder de Mac OS X à cause de la stagnation de l'application, et du traitement précédent que j'ai fait du sujet. Rassurez-vous. Ce que vous venez de lire, c'était la version courte. Mais je voulais essayer d'expliquer pourquoi les difficultés persistent. Le mécontentement avec le Finder de Mac OS X est réel, et il ne montre pas de signe d'atténuation dans un avenir proche.

J'ai parlé de l'implantation plutôt décevante des dossiers intelligents, et de l'intégration étrange de Spotlight précédemment, mais cela vaut d'être répété : à peu près tout ce qui entre en contact avec ce Finder longtemps négligé, se termine, au mieux en se vautrant dans la médiocrité.

Je n'ai pas entièrement renoncé pour le Finder. Si la saga des méta-données de Mac OS X m'a appris quelque chose, c'est qu'au moins, la vigilance peut avoir un petit effet. Je me demande combien d'années supplémentaires de vais devoir attendre avant que le Finder émerge finalement au niveau de la liste des priorités d'Apple.

Malgré cela, le Finder de Tiger est meilleur que ses prédécesseurs. Sa perception nouvelle des modifications intervenues dans le système de fichiers vaut le prix de la mise à jour. Essayez seulement de ne pas penser à ce que cela aurait pu être.