1. John Siracusa
    1. Mountain Lion
      1. Introduction
      2. Achat et installation
      3. Changements d'interface (1)
      4. Changements d'interface (2)
      5. Changements d'interface (3)
      6. Applications (1)
      7. Applications (2)
      8. Applications (3)
      9. Applications (4)
      10. Applications (5)
      11. iCloud(1)
      12. iCloud(2)
      13. iCloud(3)
      14. Gatekeeper(1)
      15. Gatekeeper(2)
      16. Retina et HiDPI
      17. Fourre-tout (1)
      18. Fourre-tout (2)
      19. Fourre-tout (3)
      20. Fourre-tout (4)
      21. Fourre-tout (5)
      22. Fourre-tout (6)
      23. Recommandations
      24. Deux pères, un fils
    2. Lion
      1. Introduction
      2. Installation
      3. Revoir les fondamentaux
      4. Redimensionnement des fenêtres
      5. Et voici pour les cinglés
      6. La gestion des fenêtres
      7. Le modèle de document
      8. le modèle des processus
      9. Les éléments internes (1)
      10. Les éléments internes (2)
      11. ARC
      12. Le système de fichiers
      13. Ses modifications dans Lion
      14. Documents, résolution
      15. Le Finder
      16. Mail, Safari
      17. Fourre tout (1)
      18. Fourre tout (2)
      19. Recommendations
    3. Snow Leopard
      1. Introduction
      2. Le ticket d'entrée
      3. L'installation
      4. Nouvel aspect
      5. Détails internes
      6. Quick Time X
      7. Système de fichiers
      8. Faire plus avec plus
      9. LLVM et Clang
      10. Les blocs
      11. Concurrence
      12. Grand Central Dispatch
      13. Asynchronicité
      14. Open CL
      15. La différence...
      16. Quick Time Player
      17. Le Dock
      18. Le Finder
      19. Exchange
      20. Performances
      21. Fourre tout (1)
      22. Fourre tout (2)
      23. Le futur
    4. Leopard
      1. Introduction
      2. L'héritage
      3. Nouvel aspect 1
      4. Nouvel aspect 2
      5. Le noyau
      6. 64 bits
      7. FS Events
      8. Core animation
      9. Quartz GL
      10. Core UI
      11. Détails internes
      12. Le Finder
      13. Le Dock
      14. Time Machine
      15. Performances
      16. Pot pourri
      17. Demain
    5. Tiger
      1. Introduction
      2. Retour sur le passé
      3. Nouvel aspect de Tiger
      4. Mises à jour du noyau
      5. Le lancement
      6. Les méta-données
      7. Attributs étendus
      8. Listes de contrôle d'accès
      9. Spotlight 1
      10. Spotlight 2 : analyse et potentiel
      11. Types de fichiers
      12. Méta-données : la fin
      13. Quartz
      14. Quartz 2D Extreme
      15. Core Image
      16. La vidéo sous Tiger
      17. Dashboard
      18. Le Finder
      19. Les performances
      20. Pot pourri
      21. Conclusion
    6. Panther
      1. Introduction
      2. Les précédents
      3. L'installation
      4. Nouvel aspect
      5. Performances
      6. Changement rapide d'utilisateur
      7. Gestion des fenêtres
      8. Exposé
      9. Le Finder
      10. Performance du Finder
      11. Toujours le même
      12. Safari
      13. XCode
      14. Conclusion
    7. Jaguar
      1. Introduction
      2. Le nom
      3. L'installation
      4. Modifications d'Unix
      5. Dévelopeurs...
      6. Quoi de neuf
      7. Rendezvous
      8. Quartz Extrême
      9. Performance
      10. Compositions
      11. Le Finder
      12. Applications
      13. Sherlock
      14. Le portrait
    8. Puma
      1. Prelude
      2. Introduction
      3. Installation
      4. Réglages système
      5. Performance
      6. Redimensionnement des fenêtres
      7. Utilisation de la mémoire
      8. Diagnostics de mémoire
      9. L'environnement Classique
      10. L'interface Utilisateur
      11. Le Finder
      12. Extensions de fichiers
      13. Divers, conclusion
    9. Cheeta (Mac OS X 10.0)
      1. Qu'est ce que Mac OS X
      2. Installation
      3. Le démarrage
      4. Utilisation de la RAM
      5. Performance
      6. Performance des applications
      7. Stabilité
      8. L'interface utilisateur
      9. Le Finder
      10. Le navigateur du Finder
      11. Le Finder (divers)
      12. L'interface utilisateur
      13. Os X Classique
      14. Système de fichiers
      15. Unix
      16. Applications
      17. Conclusion
    10. Les débuts de MacOsX
      1. 1999 : OSX DP2
      2. 2000 : Quartz et Aqua/a>
      3. Fin de la lune de miel
      4. la première bêta publique
      5. 2001 : Mac OS X 10.0
      6. Un investissement
    11. Finder Spatial
      1. Introduction
      2. Interfaces spatiales
      3. Le Finder spatial
      4. Le concierge
      5. Un nouveau Finder
      6. Le browser
      7. Le browser spatial
      8. Finder et méta-données
      9. Les modèles
      10. Pensées finales

Le Finder




Voilà ce que j'avais à dire il y a deux ans, au sujet du Finder de Mac OS X :

Au fil des années, le Finder a acquis la réputation bien méritée d'être l'application de Mac OS X la moins agréable. [...] Alors que quelque-uns l'aime, peu l'adorent, et beaucoup la haïssent.

Pour un observateur occasionnel, cela peut sembler un peu excessif. Le Finder de Mac OSX n'est pas attractif, mais il est au moins sympathique. Où est le problème ? Les ressentiments à l'encontre du Finder ne sont pas issus d'une source unique. Il y a au moins trois sujets de mécontentement, qui apparaissent habituellement en combinaison de deux ou plus, chez les déçus du Finder.

J'en étais venu à décrire ces trois sujets de mécontentement : le mode d'intéraction spatial/navigateur, les performances, et "des petites choses". Ce résumé mérite encore d'être lu ; les trois piliers du malaise à l'égard du Finder demeurent valables sous Léopard.

Ils restent valables en partie parce que Léopard fait un effort pour aborder chacun d'entre eux directement. Mais "aborder" ne signifie pas "résoudre". Cependant, commençons par quelques bonnes nouvelles.

Les performances

Le Finder de Léopard semble avoir finalement trouvé le moyen de gérer la plupart des ressources du réseau sans verrouiller toute son interface utilisateur. Je sais, il y a eu des fausses alarmes à ce propos dans le passé, mais je crois que Apple y est vraiment arrivé cette fois-ci.

Le sujet de discorde : iDisk. Même si .Mac est extrêmement lent à répondre, la fenêtre iDisk apparaît immédiatement. D'accord, la fenêtre peut rester vide pendant quelque temps, celui où le Finder attend que .mac envoie les données, mais la chose importante est que ce contrôle est renvoyé immédiatement à l'utilisateur. Mettez cette fenêtre iDisk ce côté, et revenez-y plus tard, quand le chargement est terminé. Vous pouvez continuer votre travail ailleurs. Enfin un comportement sain.

Cela s'applique aussi aux dossiers locaux. Je peux ouvrir un dossier avec 10 000 items dedans, et immédiatement, passer à une autre fenêtre du Finder, et faire quelque chose d'autre pendant qu'elle se charge. Mais je n'ai pas réellement à m'en faire, parce qu'elle va se charger en une seconde ou deux. Le défilement des 10 000 items s'accompagne de quelques hoquets, mais cela semble maintenant lié à des problèmes d'entrée/sortie, comme c'est normal. La roulette multicolore tant redoutée n'apparaît jamais lors de cette procédure.

Il subsiste des problèmes cachés, cependant. Par exemple, se connecter via FTP (seulement en lecture seule), mettre le serveur en sommeil, puis tenter d'ouvrir un dossier sur le serveur va déclencher parfois une belle roulette multicolore. Les temps morts semblent cependant réduits par rapport à Tiger. La fenêtre de dialogue " Connexion au serveur interrompue" intervient au bout d'environ 15 secondes.

D'autres fois, cela fonctionne comme dans le cas d'iDisk : une nouvelle fenêtre apparaît, avec un roulette de progression dans sa barre d'état, et le contrôle retourne à l'utilisateur immédiatement. Je ne sais pas pourquoi la roulette multicolore apparaît de façon si sporadique, mais c'est quand même un changement stimulant, par comparaison à l'époque où elle était omniprésente.

Les entrées/sorties du disque donnent l'impression d'être plus rapides dans le Finder de Léopard. L'exemple le plus net est la rapidité avec laquelle les vignettes sont créées. Ce n'est peut-être pas tant qu'elles sont créées vite, mais que la tâche est accomplie avec moins de complexité. Les indications du disque et les icônes génériques sont remplacées par les vignettes, et pendant tout ce temps, le Finder continue à répondre aux autres actions.

Dans l'ensemble, je dois dire que cela représente l'amélioration de performance la plus significative de l'histoire du Finder de Mac OS X. Il y a encore du travail à faire dans des coins obscurs de la connectivité avec le réseau, mais les problèmes sous-jacents semblent avoir été résolus.

Les petites choses

Le Finder de Léopard réussit à supprimer tous ces petits problèmes gênants qui ont rendu les gens dingues pendant des années. En fait plusieurs de mes griefs personnels ont été pris en compte. Conservez en mémoire cette opinion positive, même si je me fends d'une dernière tirade sur tout le temps que cela a pris.

Je vais commencer par deux copies d'écran (j'ai ajouté les marquages). Fonctionnalités longtemps attendues

Il m'est difficile de ne pas être blessant à ce sujet tant ces deux additions me mettent profondément en fureur. D'un côté, je les ai souhaitées, je les ai espérées, je les ai mendiées depuis des années, et je suis content de les voir enfin dans Léopard. Mais d'un autre côté, le fait de les utiliser et de me rendre compte à quel point elles rendent ma vie avec le Mac plus agréable -comme je savais qu'elles auraient dû le faire- ne fait que me rappeler la stupidité avec laquelle Apple a refusé de les ajouter pendant ces six dernières années.

Oh, la souffrance infligée par l'absence de possibilités toutes simples ! Dans le cas de l'ajustement de la grille d'icônes, c'est quelque chose qui existait déjà en partie (seulement deux choix, étroit et large) dans Mac OS classique, et fut abandonné avec la transition à Mac OS X, comme tant d'autres propriétés, sans explication, ni justification. Pire, l'espacement entre les icônes fut agrandi à une taille comique dans Mac OS X 10.0, et jamais corrigé. Cela m'a toujours semblé être une forme de punition, pour oser utiliser la vue par icônes. Jetez un coup d'œil à cette copie d'écran de Tiger, montrant le dossier Applications avec des icônes de 48x48 pixels, réduit à 50 % de sa taille originale.

Vue par Icônes dans Tiger

Vue par Icônes dans Tiger

Apparemment, la technologie top-secrète qui autorise un ajustement du pas de grille a été redécouverte chez Apple, peut-être dans dans un immense entrepôt rempli de caisses d'aspect identique, contenant la technologie Mac OS. Voilà maintenant une copie d'écran du même dossier, avec les mêmes icônes 48x48 pixels, rapetissée à la même échelle de 50 %, vue avec un pas de grille intelligent dans Léopard.

Vue par Icônes dans Léopard

Vue par Icônes dans Léopard

Aucun nom n'est tronqué, chaque icône est bien visible, et la fenêtre utilise à peu près la moitié du nombre de pixels. Fascinant, ce monde moderne dans lequel nous vivons !

Quant à l'avertissement quand les extensions d'un nom de fichier changent, c'est une chose raisonnable à faire dans un système où (malheureusement) la défiguration du nom de fichier est une manière officielle d'encoder un type de méta-donnée. C'est l'impossibilité d'empêcher cet avertissement qui est très désagréable. Encore une fois, les modifications nécessaires pour le faire ne sont pas très compliquées. Pourquoi cela a-t-il pris si longtemps ?

Je suis sûr que les mots "ressources limitées" et "priorités" figureront dans toute explication qu'Apple fournira (comme si elle en avait jamais fourni une, hé), mais paradoxalement, je crois que cela élude les choses importantes. Ce que nous avons là, c'est un exemple d'école, d'inversion de priorité : deux caractéristiques apparemment insignifiantes délaissées pendant des années, suscitant inutilement le malaise, vont enchaîner les utilisateurs dans leur pratique quotidienne, et bloquer la tâche hautement prioritaire de rendre le Finder de Mac OSX plus agréable à utiliser pour tout le monde -ou dit d'une façon moins charitable, abhorré par moins de gens.

Evidemment, les caractéristiques favorites de chacun ne peuvent pas être rajoutées, mais à un certain niveau, le rapport "facilité d'implantation" sur "embêtements causés par leur absence" se renverse en faveur de caractéristiques comme celle-ci. Il y a déjà bien assez de raisons légitimes pour lesquelles les gens haïssent le Finder. Laisser des petites nuisances comme celle-ci, pendant si longtemps, c'était tout simplement frotter des plaies avec du sel.

Bon, finie la tirade. L'espacement de grille ajustable, et la possibilité de cacher les dialogues d'avertissement de renommage de fichiers, sont finalement là, dans Léopard. Ces petites choses vont représenter une amélioration énorme, disproportionnée dans la vie de milliers, peut-être de millions d'utilisateurs. Qu'Apple soit remercié pour avoir détecté les ressentiments les pires, et y avoir remédié. Le fait est que ça a pris si longtemps que c'en est une honte, mais mieux vaut tard que jamais.

De nouvelles vues

Le nouveau Finder a aussi quelques caractéristiques intéressantes. On va commencer par l'aspect visuel.

Les fenêtres de Léopard s'adaptent bien au Finder, et la suppression des bordures épaisses de ses ancêtres en métal est bienvenue. Malheureusement, la barre latérale du navigateur a adopté la présentation d'iTunes, avec des en-têtes très désagréables en majuscules, et une forme personnalisée de surlignement.

Barre latérale du Finder

La barre latérale du Finder.

Comme vous pouvez le constater ci-dessus, les items d'une liste sont maintenant sur des fonds de couleurs alternées (une modification bienvenue). Cover Flow continue sa progression dans la ligne des produits Apple, et apparaît maintenant dans le Finder aussi bien que dans iTunes, iPhone et iPod.

CoverFlow dans le Finder

Cover Flow dans le Finder

Les dossiers intelligents trouvent une place dans la barre latérale, avec l'ensemble par défaut montré ci-dessus. Comme d'habitude, une bonne sélection des options par défaut permet de rendre cette caractéristique plus utile. Même pour les gens qui n'ont aucune idée de ce qu'est un dossier intelligent, les items Aujourd'hui, Hier, et Semaine passée sont immédiatement compréhensibles et utiles.

Par défaut, tout dossier intelligent créé apparaît initialement dans la barre latérale. Attrapez-le, et laissez-le s'évanouir dans un petit nuage. Ramenez-le dans la barre latérale, et il peut alors aller dans Emplacements ou Rechercher (très désagréable). Les dossiers intelligents restent des fichiers XML purs, qui sont simplement traités spécialement par le Finder.

Pour finir, les icônes de pré-visualisation deviennent encore plus agressifs sous Léopard. Le Finder fait d'énormes efforts pour fournir une pré-visualisation, même pour des types de fichiers sans intérêt ou illisibles.

Icônes de prévisualisation de texte

Icônes de pré-visualisation de texte

La parodie de texte illisible semble un peu stupide, mais, croyez-le ou non, vous pouvez aisément vous faire une idée de la structure de base du document (enfin, la première page), même pour des tailles d'icônes plus petites que celles montrées ci-dessus. Et vous allez bientôt voir qu'une pré-visualisation rapide du fichier s'obtient avec un clic supplémentaire.

Quick Look (Coup d'œil)

La nouvelle caractéristique Quick Look symbolisée par l'icône en forme d'œil dans la barre d'outils fournit une pré-visualisation riche et étonnement rapide du contenu d'un fichier. Son raccourci-clavier est particulièrement pratique. Sélectionnez simplement un fichier, et appuyez sur la touche espace pour voir la pré-visualisation. En voici un exemple/

Quick Look

Quick Look

La plupart du temps, la vitre de couleur gris foncé de Quick Look apparaît instantanément. Cette réactivité rend l'utilisation de cette caractéristique très prometteuse. La rapidité s'étend même à des types de documents plus complexes, comme des PDFs, pour lesquels la pré-visualisation n'est pas très éloignée d'une ouverture effective de fichier.

Quick Look : PDF

Quick Look : PDF

C'est une vue re-dimensionnable d'une page du document PDF. La double flèche en-bas étend la vue à tout l'écran, et permet de faire facilement une présentation rapide.

Quick Look a une architecture de greffon semblable à celle de Spotlight. Les développeurs doivent créer des greffons qui peuvent lire leurs types de documents propriétaires, et créer les pré-visualisations. Léopard est livré avec des greffons pour la plupart des formats standards de fichiers.

Spotlight

Les fenêtres de recherche orphelines et stupides de Spotlight sont parties de Léopard, et ne laissent l'incarnation de Spotlight que dans le Finder -et une incarnation très largement améliorée, en plus-. Voyez plutôt.

La recherche Spotlight

La recherche Spotlight : une logique booléenne imbriquée.

Oui, c'est vrai, une logique booléenne imbriquée est maintenant implantée. Faites seulement un Option-click sur les widgets circulaires avec + pour créer une clause imbriquée. Combinée avec la réécriture, préalablement évoquée, du système d'indexation de Spotlight, la nouvelle interface de recherche dans le système de fichiers est maintenant ce qu'elle aurait toujours du être : puissante, compréhensible, et rapide.

Les listes de contrôle d'accès

Les listes de contrôle d'accès, introduites dans Tiger mais invalidées par défaut sont maintenant validées par défaut dans Léopard. La fenêtre "Get Info" du Finder inclut maintenant une nouvelle vitre pour les ajuster.

Listes de contrôle d'accès

Listes de contrôle d'accès

Les changements faits dans cette vitre, qui sont dans le domaine des permissions Unix standard sont traitées comme telles. Toutes les règles qui vont au delà vont provoquer la création d'une ACL. C'est une belle unification de l'interface utilisateur pour des concepts qui n'ont de séparation interne que pour des raisons historiques.

(Notez que l'interface graphique ne fournit que les options de base : lecture seule, écriture seule, lecture/écriture. Il faut utiliser la commande chmod pour des contrôles plus fins).

Le partage d'écran

Léopard dispose d'un support étendu pour le partage d'écran, c'est à dire la possibilité de voir l'écran d'un autre ordinateur dans la fenêtre de son Mac, et (optionnellement) de contrôler cet ordinateur à l'aide de votre souris et de votre clavier en utilisant le VNC standard, ou le protocole propre à Apple Remote Desktop. Le client et le serveur sont tous deux inclus dans Léopard, et le Finder est la passerelle pour le client. Examiner un ordinateur sur le réseau qui a un serveur validé pour l'un des protocoles supportés fait apparaître un bouton "Partage d'écran...

Partage d'écran

Partage d'écran

Cliquer sur ce bouton lance l'application de partage d'écran, qui est étonnement puissante, et propose de nombreuses possibilités absentes des versions pré-Léopard du produit commercial Apple Remote Desktop. En particulier, le changement d'échelle et un contrôle de qualité adaptatif rendent ce client nettement plus rapide.

L'application de partage d'écran

L'application de partage d'écran

Dans la copie d'écran ci-dessus, j'ai rapetissé autant que possible l'échelle de l'ordinateur éloigné (un Mac sous Tiger et Apple Remote Desktop) mais il est encore complètement fonctionnel, et d'une façon étonnante, utilisable même à cette petite taille. Le dialogue de préférence affiché appartient à l'application de partage d'écran, tout comme la barre d'outils avec ses boutons bien pratiques "envoi vers/depuis le presse papier".

L'application de partage d'écran est cachée dans /System/Library/CoreServices, mais peut être lancée manuellement, et utilisée pour se connecter à un autre ordinateur si vous connaissez son adresse IP. On vous demandera un nom d'utilisateur et un mot de passe, avec l'option de demander la permission explicite pour partager l'écran.

Le partage d'écran est aussi disponible dans iChat, bien qu'il nécessite que les deux participants soient sous Léopard. Des URLs de la forme vnc://... fonctionnent aussi dans le Finder.

Si vous êtes le spécialiste Mac de votre famille, le nouveau partage d'écran disponible partout, à lui seul, est une raison suffisante pour faire la mise à jour de tout le monde à Léopard.

Une application divisée malgré elle

Le Finder ne sait pas encore décider de ce qu'il veut être en grandissant, un navigateur de fichiers, ou un gestionnaire spatial de fichier. Une séparation claire des tâches lui permettrait de faire les deux, mais c'est une solution que Apple a jusqu'à présent évitée.

Dans Léopard, les deux types de fenêtres subsistent : la fenêtre de type navigateur avec la barre latérale et la barre d'outil, et le style où les deux (barre latérale et barre d'outils) sont absents. Ouvrir un dossier à partir d'une fenêtre de style navigateur remplace le contenu de cette fenêtre, alors que la même action dans une fenêtre non-navigateur provoque l'ouverture d'une nouvelle fenêtre.

Ce dernier style est souvent appelé "spatial", parce que la création d'une nouvelle fenêtre pour chaque dossier était un comportement important du Finder de Mac OS, et des autres navigateurs de fichiers qui associent l'état spatial d'une fenêtre (taille, position, etc...) à des dossiers individuels. Mais pour être un gestionnaire de fichiers spatial, il faut plus qu'ouvrir une nouvelle fenêtre pour chaque nouveau dossier. Les besoins de base pour un gestionnaire spatial de fichiers sont :
1. Chaque dossier est représenté dans une seule fenêtre
2. Chaque fenêtre est sans ambiguité, et irrévocablement associée à un dossier particulier
3. Toutes les modifications de l'état spatial d'une fenêtre sont conservées (par exemple la taille, la position, la couleur, le style de présentation, etc...)

Désolé pour le compte-rendu, mais cela fait quelques années que je n'ai pas abordé ce sujet. Pourtant, je ne vais pas argumenter en faveur d'une gestion spatiale de fichiers dans ce compte-rendu. (Je l'ai fait il y a quatre ans, si ça vous intéresse). J'essaie seulement de préciser les termes du débat.

Historiquement, le Finder de Mac OS X ne remplissait pas les conditions définies ci-dessus, et ne pouvait donc pas être considéré comme ayant un "mode spatial" au sens propre. En particulier, la condition numéro 2 est violée une multitude de fois par le bouton allongé de la barre d'outils qui transforme n'importe quelle fenêtre du Finder en un navigateur (c'est à dire un portail à travers lequel n'importe quel dossier peut être vu).

Bien sûr, la seule présence de cette possibilité ne signifie pas qu'elle est effective. Pour un Finder spatial simulé, un utilisateur peut tout simplement choisir de ne pas transformer une fenêtre du Finder de cette façon. L'inverse vaut pour ceux qui veulent un Finder de style navigateur pur.

C'est regrettable, mais travailler sur la crise d'identité du Finder n'a pas été si facile. Dans toutes les versions passées du Finder de Mac OS X, il était impossible de travailler dans l'une des sortes de fenêtre, sans voir l'autre sorte vous sauter à la figure périodiquement, pas demandée, pas voulue. Cela a incommodé aussi bien les partisans du navigateur que ceux du spatial.

En ouvrant pour la première fois le Finder de Léopard, vous serez pardonné si vous pensez que les choses s'améliorent sur le front spatial/navigateur. Les fenêtres sont beaucoup moins enclines à faire naître (ou à ne pas le faire) des barres latérales et des barres d'outils sans qu'on l'ait explicitement demandé. Bien sûr, les nouveaux dossiers créés sur le bureau semblent toujours s'ouvrir dans le mode navigateur, mais dans l'ensemble, cela s'est amélioré depuis les précédentes versions.

Malheureusement, les choses sont plus menaçantes qu'elles ne le semblent pour les accros de la gestion spatiale de fichiers, ou quiconque s'intéresse à la permanence du style de présentation du Finder.

Le Finder de Léopard essaie d'habitude, à contre cœur, maladroitement, de conserver la taille et la position de la fenêtre pour chaque dossier. Il continue à le faite en utilisant les fichiers .DS_Store dans chaque répertoire, et ces fichiers sont toujours écrits dans un format binaire non documenté. Ce que le Finder de Léopard ne tente même plus de faire, cependant, c'est de se rappeler le style de la présentation de chaque dossier (vue par liste, ou vue par icône, etc...), à moins d'y être explicitement obligé par l'utilisateur. Voici les étapes nécessaires pour en arriver là.
1. Ouvrir le dossier
2. Définir le style de la présentation désiré
3. Ouvrir le panneau des options de présentation (dans le menu Présentation, ou avec Cmd J)
4. Cocher "Toujours ouvrir en présentation par..." en répétant le style de présentation choisi à l'étape 2

Cette opération doit être répétée pour chaque dossier individuel dont vous voulez imposer le style de présentation. Si vous ne le faites pas, le style de présentation de n'importe quel dossier sera le même que la dernière présentation que vous avez explicitement sélectionnée pour n'importe quel dossier.

En d'autres termes, alors que la taille de la fenêtre et sa position restent des attributs propres à chaque dossier, le style de présentation est maintenant un attribut général de l'application Finder, (qui peut être supplanté manuellement pour chaque dossier par la procédure décrite ci-dessus). En voilà une démonstration.

Style de présentation global du Finder (cliquez pour lancer l'animation)

Notez comment le style de présentation du dossier B semble singer celui du dossier A. Ce qui se passe en réalité, est que le style de présentation global du Finder a été changé. Changer le style de présentation n'importe où (que ce soit dans le dossier A, ou dans le dossier B, ou ailleurs) détermine de style de présentation que toute nouvelle fenêtre du Finder utilisera en s'ouvrant. Les seules exceptions sont les dossiers dont le style de présentation a été manuellement défini en utilisant la cas à cocher "Toujours ouvrir en présentation par ...".

Et en fait, cocher cette case n'assure pas que les changements futurs de style de présentation de ce dossier seront pris en compte. Si vous voulez conserver une modification du style de présentation pour un dossier, il faut faire les choses suivantes :
1. Ouvrir le fichier.
2. Définir son style de présentation à l'état désiré
3. Ouvrir le panneau des options de présentation
4. Décocher la case "Toujours ouvrir en présentation par ..." telle qu'elle apparaît à l'étape 1.
5. Cocher la case "Toujours ouvrir en présentation par ..." avec le nouveau style défini à l'étape 2.

Il faut encore une fois, répéter cette procédure pour tout dossier individuel dont vous voulez conserver le nouveau style de présentation, que vous lui avez choisi.

Cette avalanche d'actions explicites obligatoires représente en réalité une attaque par déni de service sur le style spatial de la gestion de fichiers. Il surcharge l'utilisateur d'un flux ininterrompu de tâches insignifiantes, et rend l'opération de conservation du style de présentation (qui était auparavant transparente) si inefficace qu'on a toute chance d'y renoncer.

Si le Finder de Mac OS X veut être un navigateur pur , d'accord, allons-y. Mais dans un vrai navigateur, tous les états de présentation, -pas simplement le style de présentation- sont de plein droit un attribut du navigateur plutôt que de la chose qui est présentée. Par exemple, si on ouvre un URL dans Safari, l'application Safari détermine la taille, la position, et l'habillage (barre d'outils, etc...) de la fenêtre résultante, indépendamment du site web visualisé.

Alors, Pourquoi le Finder de Léopard a-t-il choisi de faire du style de présentation un attribut de l'application, en conservant la taille et la position de la fenêtre comme propriété implicite de chaque dossier ? Pourquoi cette prétention à conserver deux styles différents de fenêtres ? Diable, qu'est-ce qui explique l'existence de cette préférence globale "Toujours ouvrir les dossiers dans une nouvelle fenêtre" qui a pour effet d'empêcher toute fenêtre d'être un vrai navigateur ?

Le Finder demeure une application vraiment conflictuelle. D'un côté, l'équilibre s'est déplacé fortement en faveur d'une gestion des fichiers de style navigateur, dans Léopard. D'un autre côté, beaucoup de caractéristiques associées à une gestion de type spatial demeurent. C'est du gâchis, et déplacer le gâchis d'un côté ou de l'autre n'améliore pas les choses. C'est tout à fait pénible de voir Apple patauger dans cette mare, quand il existe une solution d'une évidence aveuglante.

Bien sûr, Apple pourrait choisir le tout-navigateur, ou le tout-spatial, mais sans doute, aucune de ces solutions extrêmes n'est souhaitable, ou nous l'aurions déjà vue s'imposer. Non, le Finder doit pouvoir faire les deux. J'ai souvent présenté, en détail, les particularités d'un tel Finder, mais il semble que cette approche ait été trop nuancée. Laissez moi le dire plus crûment : pour l'amour de Dieu, Apple, dissociez une bonne fois les deux modes. Laissez chacun d'eux être lui-même, libre de se développer et de croître de façon adaptée. Je peux résumer cela en trois points.
• Deux styles de fenêtres, navigateur et spatial
• Pas de possibilité de changer une fenêtre d'un style à un autre
• La commande de menu "Nouvelle fenêtre Finder" devient "Nouvelle fenêtre Navigateur".

Et alors, laissez simplement les fenêtres navigateur et spatial se comporter selon les règles bien établies de leurs conventions respectives. C'est tout ! Bien sûr, il y a des détail à résoudre, comme, disons, en arriver à un moyen fiable, efficace, propre à l'utilisateur, pour conserver l'information d'état de la présentation, et éliminer l'embarras des fichiers .DS_Store. Mais ce ne sont que des détails. Séparez les deux modes, et tout va finalement se mettre à sa place.

Le Finder sur le divan

Je me suis aperçu du nouveau comportement du style de présentation dans Léopard quand j'ai ouvert une session un jour, et que j'ai vu que toutes mes fenêtres du Finder étaient revenues à une présentation par icônes. C'est une bogue, à l'évidence, ai-je pensé, et je l'ai signalé à Apple. Mais en cherchant plus, j'en suis venu à comprendre la cause sous-jacente, et j'ai remplacé la bogue précédente par une nouvelle qui signalait un phénomène étrange "d'état global de présentation". Inutile de dire que la bogue fut refusée avec le statut "se comporte correctement".

D'une façon inhabituelle pour Apple, une brève explication de la raison du changement accompagnait le refus. Le texte ne en forme de lieu commun disait notamment : "pour répondre à la plupart des utilisateurs, le mécanisme du style de présentation a changé dans Léopard. [...] Pour voir tous les dossiers dans votre style de présentation favori, vous n'avez qu'à cliquer une fois sur le bouton de style, et vous resterez dans ce style de présentation."

On a rarement l'occasion de pouvoir comprendre la façon de penser d'Apple sur les modifications de l'interface utilisateur, si bien que je suis enclin à extraire cette petite pépite pour tout ce qu'elle vaut. Il me semble clair que le nouveau comportement est sensé satisfaire une demande plus proche du navigateur, quelque chose que "la plupart des utilisateurs" ont dit vouloir à Apple. Cela n'est pas surprenant ; dès que la barre latérale est apparue, le Finder est certainement apparu comme un navigateur. Mais son comportement est resté schizophrène. D'où la réponse courante de l'utilisateur : "cela ressemble à un navigateur, mais cela ne se comporte pas comme tel. Corrigez s'il vous plaît."

D'un autre côté, apparemment certains chez Apple semblent penser que s'engager sur un navigateur pur serait en faire trop. Ils craignent peut-être que cela n'alimente des griefs sur "des fenêtres qui ne conservent pas leurs réglages".

C'est le type de réaction auquel on peut s'attendre de la part d'utilisateurs réguliers : l'expression de défauts particuliers. Ce n'est pas leur travail de résoudre les problèmes du Finder, ni même d'en comprendre les causes sous-jacentes. Mais être trop réactif à ce genre de demande, à ce degré de détail, ne peut conduire qu'à un barattage de caractéristiques.

Si bien que vous récupérez des changements comme ceux du Finder de Léopard. Dans ce cas, un changement fait pour redresser une situation où le Finder ne ressemble pas assez à navigateur, réalisé de façon telle qu'il casse (encore plus) le mode spatial. Bof, maintenant, rajoutons ce "Toujours ouvrir en..." pour satisfaire les autres. Personne ne pense à la vue d'ensemble.

Comme concession aux amateurs de la gestion de fichiers spatiale, l'option de présentation "Toujours ouvrir en..." est un échec spectaculaire. C'est comme un majeur géant dans la main d'Apple : au minimum, une option pour restaurer le comportement pré-Léopard qui retient automatiquement le style de présentation dossier par dossier, (radar 5443643), est indispensable pour rétablir un semblant d'équilibre. Mais à long terme, tout cela est futile, tant que les problèmes essentiels ne seront pas résolus.

Résumé sur le Finder

Le Finder de Léopard fut l'une de mes plus grosses surprises. Il n'était pas clair du tout, à partir des courtes démos montrées aux conférences d'inauguration de Mac World Expo ou de la WWDC, que des changements aussi importants avaient été faits. Il n'y avait pas la moindre effluve de cette nouvelle pratique sur le contrôle du style de présentation.

Après de nombreuses années de bogues, de contre performance, un navigateur infirme, et un mode pseudo-spatial, cela va être intéressant de voir quel genre de réaction ce changement va susciter dans la communauté macintosh. Vous n'avez pas besoin de connaître, ni de vous préoccuper des théories de haut niveau des interfaces utilisateurs, pour vous retrouver irrité(e) quand vos actions ne sont même pas assez respectées pour être conservées. D'un autre côté, le Finder est depuis des années imprévisible sur la conservation d'état. Combien d'utilisateurs de Macs ont-ils tout simplement renoncé à faire du Finder un espace familier et hospitalier ? Peut être bien que personne ne s'apercevra que les modifications du style de présentation ne sont plus préservées automatiquement.

Une chose est sûre, je m'en suis aperçu, et cela me démonte. Je vais grincer des dents en parcourant mon disque dur, à rétablir manuellement le style de présentation de chaque dossier qui m'intéresse. Je vais grimacer à chaque fois que, naïvement, je changerai le style de présentation, seulement pour m'apercevoir plus tard que le changement a été ignoré, parce que j'aurai oublié de le (re)cocher manuellement. Je vais pester en perdant mon temps et mon énergie pour trouver un moyen d'automatiser ce processus idiot. (Je suis même allé jusqu'à imaginer comment je pourrais cocher cette case "Toujours ouvrir en..." en utilisant un éditeur hexadécimal dans le bon fichier .DS_Store. Affreux, mais vrai).

La chance rédemptrice du Finder de Léopard, est peut-être que que sa réactivité accrue, et ses nouvelles caractéristiques, sont susceptibles de faire oublier tous les autres problèmes, et ce sera très utile pour noyer les flammes des feux intenses qui couvent dans certains coins du monde mac (même si les modifications du style de présentation s'enflamment encore plus).

En revenant en 2002, j'écrivais : "les modifications faites sur le Finder de Mac OS X trahissent une absence fondamentale de vision". Cela continue à être le cas. Non seulement le Finder de Léopard ne s'engage pas vers ce brave nouveau monde de la gestion des fichiers, mais il s'éloigne encore plus d'une incarnation cohérente des paradigmes de la gestion de fichiers. Les modifications dans Léopard indiquent visiblement qu'Apple a un regain d'intérêt pour améliorer le Finder, mais le mouvement, ce n'est pas la même chose que le progrès. De là où je me trouve, cela ressemble à un pas en avant, et deux pas en arrière.