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Hebdo 2013 (Second semestre)

Au menu de la semaine




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Du 2 au 8 Décembre

La découverte approfondie de Mavericks mène à de bonnes, et à de mauvaises surprises :

1) Les bonnes surprises.

La plus importante, est l'aspect de l'interface graphique utilisateur, qui a été complètement revu, visiblement sous la direction de Jonathan Ive. Lui et son équipe ont fait un excellent travail de simplification, de clarification, de design sobre et fonctionnel tout en essayant d'unifier l'aspect de l'interface d'iOS 7 (considérablement améliorée) et de OS X. Il faut dire que OS X en avait bien besoin ! Depuis l' annonce de l'interface Aqua par Steve Jobs en 2000, l'interface graphique est passée par une série de modes qui n'étaient pas toutes du meilleur goût.

- L'aspect des fenêtres : rainurées sous Puma (10.1), en métal brossé sous Jaguar (10.2), barres de titre sans lignage sous Panther (10.3), Réunion de la barre de titre et d'outils et barre latérale bleu pâle sous Tiger (10.4), fenêtres gris-ardoise et dossiers bleus non rainurés sous Léopard (10.5), affadissement généralisé des fenêtres sous Léopard des Neiges, défilement inversé et barres de défilement grises et cachées sous Lion (10.7), améliorées sous Mountain Lion (10.8). Sous Mavericks, les choses semblent se stabiliser : d'une façon générale, l'interface est devenue grise, sans couleurs inutiles (seuls les dossierss restent bleus) ; les différences avec Montain Lion sont subtiles, bien que réelles ; on gagne en sobriété.

- Les applications : il y a certaines applications d'Apple que je n'apprécie pas du tout, car elles sont trop complexes et veulent tout faire. C'est le cas d'Aperçu, qui est un visualiseur de fichiers PDF et d'images ; c'est celui de iPhoto, dont la structure de fichiers est beaucoup trop complexe et mangeuse d'espace disque. C'est aussi le cas d'iTunes, qui a été un peu amélioré, mais dont les fonctionnalités restent complexes et peu explicites, notamment quand il s'agit de synchronisation. Mais Mavericks a apporté son lot de nouveautés bien venues : les suites iWork et iLife ont été redessinées ; elles posent encore de nombreux problèmes, mais l'interface utilisateur est beaucoup plus agréable que dans les versions précédentes : les boutons sont sobres et fonctionnels, et les abus de la surimposition se sont considérablement atténués.

2) Les (très) mauvaises surprises.

Mavericks figure au 5 ème rang des Tech-Turkeys (les ratés techniques) de l'année 2013 pour ses problèmes avec Gmail, ses difficultés de partage du réseau, et la corruption de son système de fichiers ! Le système est sorti trop vite, et n'en était réellement qu'à une version béta.

Mais la très mauvaise surprise que j'ai eue cette semaine fut d'essayer la fonction "Organiser" en l'installant dans la barre d'outils du Finder (fig. 1).

figure

Fig. 1 : La fonction Organiser semble tentante à priori, mais elle est redoutable !

L'organisation par "type" classe les applications en Productivité, Réseaux sociaux, Musique, Vidéo, Jeux de société, Utilitaires, Education, Divertissements, Jeux, Photograhie, Référence, Voyage, Autre : une liste tout à fait arbitraire, qui fait la part belle aux divertissements. Soit ! Mais là où les choses se gâtent, c'est quand vous voulez revenir à un classement par Noms, car il ne fonctionne pas du tout comme auparavant ! Les fichiers sont listés dans un ordre arbitraire en fonction de leur suffixe (autrement dit de l'application qui leur est associée : pdf, zip, gz, webarchive, mp3, vsd, txt, html, xls, ppt, doc, etc.., puis les dossiers, les fichiers .iso, les fichiers rtf puis rtfd). Autrement dit, c'est le bordel : le classement alphabétique, qui est le seul utile dans des dossiers très fournis est complètement brisé et inutilisable : une catastrophe à laquelle je n'ai pas réussi à remédier faute de connaître une commande appropriée pour le réglage du Finder.

La seule échappatoire possible fut de repartir avec une nouvelle installation de Mavericks, et d'éviter comme la peste la fonction "Organiser". Voilà de quoi Apple nous gratifie maintenant que Steve Jobs n'est plus là pour veiller au grain. Ces pratiques sont tout à fait inadmissibles, même pour une version "béta", même gratuite. Et rien n'avertit l'utilisateur. Je lis beaucoup de choses sur le Mac, et je n'ai encore pas vu ce scandale dénoncé. Quand reviendra-t-on à un système d'exploitation et à un système de fichiers fiables, et réellement utilisables ?

3) Acte trois (avec mes excuses, je me suis emporté un peu vite).

Avec un peu d'aide (l'union fait la force) j'ai fini par trouver une solution au tri par noms de "Organiser" qui ne fonctionnait pas. C'est qu'il existe en fait deux commandes à deux endroits différents du Finder : pour rétablir le tri par noms, il faut appeler les options de présentation (Cmd J) quand un dossier ou un fichier est sélectionné dans le Finder. On récupère alors une fenêtre (fig. 2) où deux fonctions sont différencieés : Organiser par : et Trier par :. Il suffit d'Organiser par Aucun et de trier par Noms pour rétablir un tri convenable.

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Fig. 2 : Le Finder propose deux fonctions : Organiser, et Trier qui fonctionnent de concert.

En fait, le bouton "Organiser" qu'on peut installer dans la barre d'outils du Finder comme le menu < Présentation <Organiser par : sont trompeurs et dangereux, car ne permettent pas de faire la différenciation entre "Organiser" et "Trier". C'est dans la fenêtre de présentation (Cmd J) que cette différenciation est apparente. Et à partir de là, les choses rentrent dans l'ordre. Moi-même, qui ai pourtant une longue pratique du Mac, je me suis fait piéger. Combien d'autres utilisateurs le seront aussi. Il faut supprimer le bouton "Organiser" dans les options de personnalisation de la barre d'outils du Finder : il ne fait qu'entretenir la confusion.

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Du 25 Novembre au 1er Décembre 2013

Je ne suis pas le seul à avoir renoncé au Mac Pro. J'ai commencé à découvrir Mavericks sur mon nouvel iMac. Première surprise, la touche d'accès à Dashboard (F4) des anciens claviers a été remplacée par un accès au Launchpad (lequel affiche Dashboard et permet de le lancer). Je n'ai jamais été un fan de Launchpad, mais depuis sa sortie, sa présentation s'est beaucoup améliorée : elle affiche maintenant les icônes sur un écran gris uniforme de bien meilleur aspect que ceux de Lion ou de Mountain Lion. En dehors de Launchpad, vous pouvez évidemment lancer Dashboard à partir du dossier Applications, ou à partir de Mission Control (la touche F3) en cliquant sur sa fenêtre. Seconde surprise, la touche ESC est inopérante pour sortir de Dashboard : utilisez la flèche située en bas à droite de l'écran. Curieusement, sur le clavier de mon Mac Mini sous Mavericks, F4 continue à lancer Dashboard, fonctionne en bascule (activation ou non de Dashboard), mais ESC a cessé d'être fonctionnel pour en sortir (utiliser la flèche en bas à droite).

L'accès à Dashboard est aussi disponible à partir d'un coin de l'écran, défini dans <Préférences Système < Economiseur d'écran <Coins actifs, ou de "Coins actifs" dans <Préférence système <Mission Control. Mission Control permet aussi d'associer une touche de fonction au lancement de Dashboard, mais la touche proposée par défaut (F12) ne fonctionne pas (elle est réservée à la luminosité de l'écran). J'ai choisi F13, et ça marche, mais voilà encore une illustration de la précipitation dans laquelle a été mis au point Mavericks.

Le gros intérêt que je porte à Dashboard est la possibilité d'accès rapide aux dictionnaires, en dehors du lancement de l'application "Dictionnaire". Sur une version française de Mavericks, seul le Multi dictionnaire français est disponible : une version des éditions Québec Amérique Inc., sous licence de Oxford University Press. Mais il est possible d'ajouter d'autres dictionnaires à l'aide des Préférences de l'application "Dictionnaire" (fig; 1).

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Fig. 1 : un choix important de dictionnaires est possible.

La liste des dictionnaires disponibles dépend du réglage de la fenêtre "Language et Région" de Préférences Système et nécessite un redémarrage de l'ordinateur. Finalement, ce système est beaucoup plus riche que celui des versions précédentes d'OS X qui ne prenaient en compte que des dictionnaires orthographiques, mais il demande un petit moment d'adaptation. Il est toujours possible d'utiliser le dictionnaire du Centre National de ressources textuelles et Lexicales, mais vous devrez pour l'installer autoriser le chargement des applications "n'importe où" dans <Préférences Système <Sécurité et Confidentialité < Général (fig. 2).

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Fig. 2 : Après avoir choisi "n'importe où", pour installer le dictionnaire, revenez sur "Mac App Store" pour plus de sécurité.

Le widget s'installe sans difficulté (fig. 3), et vous pourrez y accéder séparément des autres dictionnaires proposés par Apple (fig. 4).

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Fig. 3 : installer un autre dictionnaire français.

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Fig. 4 : Deux dictionnaires français disponibles.

Pendant que j'éditais ce texte, j'ai voulu introduire une figure supplémentaire (fig.5), en la re-dimensionnant à l'aide de Aperçu, et la copie de cette figure dans le dossier MAMP s'est accompagnée d'une roulette multicolore moulinant indéfiniment (fig 6).

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Fig. 5 : Le déplacement d'une figure pose des problèmes...

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Fig. 6 : Aperçu ne répond plus, et n'est même pas affiché dans "Forcer à quitter"

Voilà encore une illustration de la faiblesse du système de fichiers. Heureusement, je n'ai pas eu à re-démarrer : comme le menu d'Aperçu était disponible, il m'a suffit d'appeler "Forcer à quitter" à l'aide de Opt-Cmd-ESC. Pas facile pour le commun des mortels ; Apple nous envoie au casse-pipes.

Et le système de fichiers continue à s'emmêler les pinceaux... Les mise à jour effectuées sur Apple Store ne s'enregistrent pas (comme elle le devraient) dans le dossier Applications de Mavericks, qui est le système en cours de fonctionnement. Cela m'est déjà arrivé la semaine dernière avec les applications de iWork ; cela s'est reproduit cette semaine avec la dernière mise à jour de iMovie et de Evernote : l'application s'inscrit sans crier gare dans le dossier "applications" d'un autre disque dur situé sur ma configuration, et pour la retrouver, il ne me reste plus qu'à faire une recherche Spotlight sur le nom de l'application, et à explorer les différentes réponses disponibles à l'aide d'un Cmd-i. La mise à jour trouvée, je peux la recopier dans le dossier applications de Mavericks, et elle fonctionne. Mais trouvez-vous ça normal ?

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Du 17 au 24 Novembre 2013

Apparemment, il n'y a pas que moi pour se plaindre des fautes et des inconséquences d'Apple, et rien de va plus depuis la disparition de Steve Jobs... Un article récent de David Morgenstern fait état de la lassitude des usagers face aux bogues et aux lacunes du nouvel iWork (iWork 13). Ce nouveau fiasco semble à la mesure de celui de Maps lors de la sortie d'iOS 6. Comme avec iPhoto sur Mavericks, les documents sauvegardés sous iWork 9 se trouvent altérés par iWork 13. A la différence d'iPhoto, il existe une option de retour à l'état antérieur, mais il vous fait perdre tout le travail effectué sous iWork 13 ! Je n'ai personnellement pas encore mis les pieds dans ce guêpier, et je m'en garderai bien avant que les choses se soient stabilisées.

Plus généralement, ce nouveau scandale met l'accent sur les problèmes de convergence de iOS et de OS X : en voulant à tout prix rapprocher les deux environnements de travail qui n'utilisent pas du tout les mêmes ressources, Apple est conduite à dégrader considérablement les qualités initiales de Mac OS X. Dans ce pari stupide, elle a commencé par abandonner les perspectives d'un nouveau système de fichiers (ZFS), et à associer chaque fichier à sa propre application pour mieux contrôler iCloud. Cela constitue un appauvrissement considérable de l'environnement multi-fenêtres propre à OS X. Voilà pourquoi je me suis toujours senti très mal à l'aise devant mon iPad, que j'utilise très peu... Et depuis Lion, je suis très frustré par mes Macs. Ras le bol !

Dans une lettreouverte à Tim Cook, un autre utilisateur de Mac (David Gewirtz) se plaint du fait que Mavericks est sorti trop tôt, et n'est tout simplement pas prêt pour une utilisation normale. Pour lui, ce n'est qu'une version béta, qui n'aurait pas dû être mise entre toutes les mains. Vous en trouverez une démonstration à la fin de cet éditorial. De fait, la sortie d'un système aussi complexe que Mavericks, avec toutes les modifications apportées dans l'interface utilisateur (celle-ci s'est nettement améliorée, et Aqua a pratiquement disparu) était une tâche trop énorme pour pouvoir la mettre en œuvre dans un délai de un an, le rythme de sortie des nouvelles versions adopté par Apple. David Gewirtz accuse Tim Cook de prendre ses clients pour de la chair à canon ; rien que ça !

Evidemment, cela ne m'a pas empêché de re-commander un Mac pour remplacer mon défunt MacPro (qui datait de 2008). Car j'ai trop investi sur Mac OS pour l'abandonner d'un coup de tête, d'autant plus qu'il a (encore, mais pour combien de temps ?) des avantages sur la concurrence : le Finder en colonnes, le menu en haut de page). Et j'ai reçu hier un nouvel iMac 27 pouces un peu gonflé pour la circonstance (Fusion Drive 3To, 32 Go de Ram et 4 Go de VRAM). Cela me suffira, car je n'ai pas de gros besoins graphiques, et il m'est revenu (écran compris) tout juste le prix d'un nouveau MacPro de base.

Ce nouvel iMac est magnifique ! On aimerait seulement qu'il soit plus ouvert et qu'on puisse accéder aux disques, quitte à ce qu'il soit un peu moins élégant. Le design a fini par faire d'Apple une marque à part, mais il est cher payé non seulement en prix, mais aussi en termes de facilités d'usage et d'entretien. La conséquence, c'est qu'Apple qui s'était moquée en son temps des PCs entortillés dans leurs fils, a fini par refaire la même chose ! Car quand vous rajoutez à votre configuration un disque externe pour Time Machine, un ou deux autres pour assurer une duplication, et la superdrive CD/DVD, vous vous retrouvez avec un embroulliamini de fils d'alimentations et d'interfaces qui prend la poussière et n'est pas du meilleur effet. Et la situation ne s'améliorerait même pas avec le nouveau Mac Pro. Bravo Apple !

Le nouvel iMac m'a été livré avec OS X 10.8.4, et a d'emblée proposé une mise à jour en 10.8.5, à laquelle j'ai procédé. Bien sûr, je m'attendais à le voir livré avec Mavericks, mais cela m'a plutôt arrangé. Car au delà de l'inconvénient d'avoir à télécharger une nouvelle fois Mavericks (ce qui chez moi dure quatre heures trente), cela m'a donné l'occasion de faire une installation propre, sur un disque appelé Mavericks, et non pas MacIntosh HD.

Pour cela, j'ai d'abord, à l'aide de l'utilitaire de disques, imposé une seconde partition (de 1 To) sur ma Fusion Drive de 3 To. Je me suis aperçu à cette occasion que le SSD associé à la Fusion Drive est complètement invisible de l'utilisateur. J'espère simplement qu'il fonctionne comme Apple l'affirme. J'ai alors cloné (à l'aide de CCC) OS X 10.8.5 sur ma nouvelle partition (il faut repasser par Utilitaire de disques pour cloner aussi Recovery HD), et j'ai re-démarré sur celle-ci. J'ai alors pu effacer le disque Macintosh HD, et le renommer Mavericks. Il ne restait (!) plus qu'à appler l'App Store pour télécharger Mavericks, avec patience (pendant ce temps, je travaillais sur mon Mac Mini, qui, depuis la panne de mon Mac Pro, s'est révélé très utile.)

Je suis finalement arrivé au panneau d'installation de Mavericks,

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Fig. 1 : Résistez à l'invitation d'installer Mavericks immédiatement !

et je me suis empressé de ne pas écouter les recommandations d'Apple (Continuer). Avant, j'ai recopié l'application d'installation de Mavericks (qui est rangée dans le dossier "Applications") sur un disque externe, pour la conserver (autrement, elle est effacée pendant l'installation de Mavericks). C'est seulement après qu'il convient de lancer l'installation du nouvel OS. Apple parsème votre chemin d'embûches stupides.

Ensuite, il m'a fallu lancer AppStore pour procéder aux mises à jour proposées : Pages, iPhoto, Keynote, Numbers, Mises à jour diverses (iTunes, iBooks, Mail). Curieusement AppStore s'est emmêlé les pinceaux en installant, sans crier gare, les trois applications de iWork sur une partition étrangère à Mavericks, sur un disque externe ! J'ai mis un certain temps à les trouver, pour finalement les recopier dans le dossier Applications de Mavericks. J'ai alors pu découvrir le nouvel aspect pris par ces applications, et il se révèle très sobre et agréable. Nous verrons plus tard pour les fonctionnalités. Mais pour moi, il y a encore beaucoup d'autres applications à installer ; c'est la rançon d'un changement de système. La suite sera pour une autre fois.

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Du 10 au 16 Novembre 2013

On a peine à le croire, tant on s'est habitués à vivre avec : Google vient (seulement) de fêter ses 15 ans d'existence. Les deux serveurs Intel du début (deux Pentium II avec 512 Mo de mémoire et 9 disques de 9 Go) contenaient 25 millions pages référencées. On mesure depuis le chemin parcouru ! Il est bon de remettre parfois les pendules à l'heure... Maintenant, les centres de données de Google (et d'autres) sont gigantesques, mais nous sommes assurés d'être espionnés et fichés à chague instant. Cela s'appelle le progrès.

Je me suis habitué à Mavericks. Pour la première fois depuis très longtemps, voilà un système d'exploitation de présentation agréable, et qui apporte vraiment son lot de nouveautés. La récente mise à jour de Mail règle des problèmes avec GMail, mais empêche toujours la sélection (donc la copie) de l'entête. Mais dans l'ensemble, depuis que j'ai trouvé une parade à la stupide impossibilité de recopier l'entête des courriels, je suis plutôt satisfait des résultats. Cela ne veut pas dire que tout va pour le mieux : l'accès à des disques subit parfois (et inexplicablement) un délai qu'on peut considérer comme inacceptable, avec une roulette multicolore (ou parfois bleue) qui peut mouliner inlassablement pendant deux ou trois minutes; les choses finissent par rentrer dans l'ordre, mais elles engendrent une frustration considérable.

Avec Mavericks, l'application iPhoto ne reconnait pas nécessairement (ou pas du tout ?) la bibliothèque d'images existante auparavant, et l'impression première est qu'on a perdu toutes ses photos ! C'est arrivé à un de mes amis, qui m'a contacté affolé ! On peut y remédier facilement en appelant <iPhoto<Fichier<Changer de bibliothèque, et en naviguant vers la bibliothèque appropriée. Sur ma machine l'opération a déclenché la roulette multicolore (encore elle...) pendant une bonne minute. iPhoto avertit alors qu'il procède à une mise à jour de la bibliothèque iPhoto qui peut durer jusqu'à une heure (et que l'opération sera irréversible). Autrement dit, si vous voulez pouvoir utiliser un OS X antérieur, il est utile de faire une sauvegarde de votre bibliothèque iPhoto.

Mais le plus gros défaut, maintenant, de OS X, c'est le système de fichiers très ancien, et qui n'est plus à la hauteur des besoins générés par des disques multiples de plusieurs To. Et malgré Time Machine, qui a quelques qualités, mais aussi beaucoup d'inconvénients (celui de devoir éliminer -plutôt que choisir- les volumes à sauvegarder), le système n'est pas réellement sûr. J'utilise CCC pour faire (tous les jours) une copie de mes volumes de travail sur deux disques externes différents. C'est plus rapide que le recours à un système RAID, dont la mise à jour est souvent interminable. Avec celui de Time Machine, ce sont donc trois disques de 2 To (ceux récupérés sur mon défunt MacPro) qui sont associés à mon actuelle configuration ; un quatrième disque est mis à jour tous les dimanches, et déposé à la cave, à l'abri d'un incendie. De quoi voir les choses sereinement.

Et puis, Apple se moque du monde, stupidement ! Par exemple, elle permet d'afficher dans l'AppStore les mises à jour effectuées dans les 30 jours précédents. Mais les informations de cette mise à jour ne sont ni sélectionnables, ni copiables. Si vous voulez conserver l'information, il vous faudra en faire une copie graphique, et pour en récupérer le texte, passer par un logiciel d'OCR. Et pour accéder aux pages de support Apple, vous devrez recopier à la main l'URL correspondante. Qu'est-ce qui peut justifier de telles restrictions ? Et curieusement, AppStore ne figure pas parmi les applications sur lesquelles vous pouvez exprimer un feedback. C'est sans issue !

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Du 4 au 9 Novembre 2013

Je me suis plaint depuis bien longtemps de l'impossibilité de contacter Apple pour faire des remarques de bon sens ou suggérer des améliorations. Ou bien, si la possibilité existe, elle était si bien cachée qu'il fallait de la chance pour la découvrir. Il y a eu à un moment un service de ce genre réservé à quelques happy fews triés sur le volet, et quand j'ai voulu y recourir, la liste était close. Mais cette semaine, j'ai découvert le service de feedback (rétroaction) d'Apple, qui concerne les matériels, et les logiciels. Apple ne répondra pas à votre requête, mais au moins, vous avez une chance de pouvoir vous faire entendre ! Un très gros progrès !

J'en ai bien sûr profité pour réclamer la possibilité de sélectionner (donc de copier) le contenu de l'entête d'un courriel (sous Mountain Lion, cela concerne la date, et sous Mavericks, c'est toute l'entête qui est affectée). Bien sûr, j'ai trouvé une parade , mais je préfère le statut antérieur à 10.8...

La lecture de MacBidouille m'a permis de me rendre compte que la semaine dernière, j'ai bénéficié d'une bogue d'Apple, qui permettait de télécharger la nouvelle suite iWorks si une version précédente était présente dans le dossier applications de la partition mise à jour avec Mavericks. Cela explique que je n'aie pas pu faire la même chose avec iLife. Qu'à cela ne tienne : j'aurai bientôt un nouvel iMac pour remplacer mon MacPro 2008 qui est définitivement tombé en panne, et avec l'iMac, les suites iLife et iWorks gratuites, installables sur les autres Macs en ma possession. Trop peu impliqué dans les montages vidéo ou audio sophistiqués, j'ai en effet décidé de ne pas renouveler mon MacPro : les possibilités graphiques du nouveau MacPro seraient par trop sous-exploitées... et le budget est limité. Mais je vais regretter les quatre disques intégrés dont je bénéficiais !

L'installation de Mavericks n'est pas un long fleuve tranquille. Le système s'installe sans problème, mais pour qui possède une importante panoplie de logiciels, qui ne sont pas de surcroît compatibles avec les Apps connues de iCloud, beaucoup sont à réinstaller sur le nouveau système. Et j'ai échoué à remettre en route 1Password, dont le nom a mystérieusement disparu (sous Mavericks) du dossier "Application Support" de la bibliothèque utilisateur. Cela m'obligera sans doute à racheter (à grands frais) la version 4, dont je n'avais pas vraiment besoin... Mais ainsi va la course aux nouveautés.

Mavericks a aussi abandonné par défaut le protocole de réseau AFP (Apple Filing protocol) pour adopter le protocole SMB2 (Server message Block), propre à Windows. Mais la version adoptée par Apple a la réputation d'être bien lente. Je me demande si ce n'est pas associé à la lenteur de réaction que j'observe lors de l'extinction de mon Mac.

Heureusement, MAMP et TextMate fontionnent sans problème, ce qui me permet de vous servir les pages de MacPuissanceDix.

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Du 28 Octobre au 3 Novembre 2013

Pour la première fois depuis bien longtemps, Apple nous a réservé une bonne surprise lors de sa keynote du 22 Octobre 2013. Non seulement les nouveaux iPads étaient au rendez-vous comme on s' y attendait, mais nous avons eu droit à un florilège d'annonces bienvenues, parmi lesquelles la gratuité de Mavericks pour les utilisateurs d'Apple, et celle des suites iLife (iPhoto, iMovie, GarageBend) et iWork (Pages, Numbers, Keynote) pour les nouveaux acheteurs de Macs. Et la compatibilité de ces applications sur les trois plateformes essentielles d'Apple : OSX, iPad et iPhone. Ce sont là des pratiques auxquelles Apple avait renoncé depuis bien longtemps, et qui ont été bien accueillies. C'est aussi l'aboutissement de trois années de tergiversations, qui semblent enfin aboutir à quelque chose de (relativement) stable.

La keynote commence par une remarquable introduction de une minute et demie visiblement inspirée par Jony Ive, que même les plus réticents à l'anglais devraient pouvoir comprendre avec un petit effort : quelques effets graphiques en gris, et un texte minimal, mais profond sur un fond musical discret. J'ai adoré !

Par la suite, Tim Cook montre le chemin qu'il compte suivre pour faire face à la concurrence : de la pub, bien faite, mais qui peut se retourner contre elle, car Apple a depuis 6 ans, suivi un chemin bien tortueux... Vous voulez des preuves ? L'abandon de ZFS, l'interface utilisateur ornementale (qui perdure avec PhotoBooth), les excés de la semi-transparence (qui sévit encore par défaut dans le menu). Les choses semblent en train de changer. Personne ne s'en plaindra.

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Fig. 1 : Quel chemin va maintenant suivre Apple?

La Keynote a ensuite abordé Mavericks, puis les nouveaux Mac Book (13 et 15 pouces), le MacPro, les applications (iLife et iWork), et enfin l'iPad (iPad Air et iPad Mini).

Beaucoup de bonnes choses donc ; et des disponibilités immédiates (Mavericks, MacBooks, applications), ou échelonnées jusqu'en décembre (iPad, MacPro). Et des prix qui sont dans la lignée de ceux d'Apple, relativement modérés par rapport aux pratiques précédentes.

Une keynote, c'est une chose ; mais qu'en est-il dans la pratique ? J'ai voulu tester la disponibilipté de Mavericks sur un vieil iMac (2008) qui en était resté à Snow Léopard (10.6.2). Il m'a d'abord fallu faire (en deux étapes) une mise à jour du système à 10.6.8 pour disposer le l'application AppStore. Et je n'ai pas réussi à télécharger le fichier d'installation, à cause d'une mystérieuse incompatibilité entre mon Apple ID actuelle, et celle qui semblait avoir court lors de la mise en service de cet iMac.

La gestion des Apple IDs est un gros point faible d'Apple : on est invité à en créer de nouvelles, mais avec le temps, elles se muliplient et il est impossible de supprimer celles qui sont devenues caduques (comme lorsqu'on change d'adresse eMail par exemple). Ajoutez-y les modifications dans le temps des exigences d'Apple en ce qui concerne les mots de passe, et vous vous retrouvez (même avec un peu de méthode) dans un sac de nœuds inextricable. C'est ce qui m'est arrivé :

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Fig. 2 : Confusion dans les Apple IDs.

J'ai donc été obligé de ruser, et d'utiliser le fichier d'installation que j'avais soigneusement conservé il y a quinze jours ; et l'installation de Mavericks sur Snow Léopard s'est bien passée (en 45 minutes environ). Par la suite, comme je disposais sur Snow Léopard de la version iWork'09, j'ai été incité à télécharger les nouvelles versions de Pages, Numbers et Keynote, qui sont venues s'inscrire dans le dossier Applications. Le fichier d'installation de Mavericks a aussi été conservé dans le dossier des applications, même après l'installation. Mais la suite iLife '09, qui ne figurait pas sur Snow Léopard ne m'a pas été proposée au téléchargement. Et curieusement, l'application iPhoto est aussi restée celle de Snow Léopard ! Il y a encore des bizarreries dans le comportement d'OS X.

J'en suis là pour le moment dans la découverte de Mavericks. Vous pouvez aussi consulter une série de six articles de MacWorld, qui donne d'autres informations que les miennes, et parfois contradictoires avec ce que j'ai expérimenté. Et puis, il y a bien sûr l'article de John Siracusa.

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Du 20 au 27 Octobre 2013.

En attendant la disponibilité de Mavericks, préparez vous un peu à son installation, et profitez-en pour repenser l'organisation de votre système de fichiers, et de vos disques durs (principaux, ou de sauvegarde). La chose est compliquée, parce que, à chaque utilisateur ses habitudes, ses petites manies, et ses besoins propres.

Apple ne vous laisse pas le choix : le disque "MacIntosh HD" d'un système Apple contient tout ce que vous possédez : le système d'exploitation, les applications, et les dossiers des utilisateurs avec leurs rubriques de base imposées (Bureau, Documents, Images, Musique, Public, Téléchargements, Vidéos). Apple vous permet seulement d'utiliser un autre disque (externe) pour exploiter Time Machine et disposer d'une sauvegarde.

J'ai déjà eu l'occasion de critiquer cette pratique. D'abord, la dénomination "Macintosh HD" est stupide ; elle n'apporte aucune information utile (en voyant l'icône, on sait qu'il s'agit d'un disque dur, et il n'y a aucune raison de penser qu'il n'est pas en relation avec le Macintosh que vous avez entre les mains !). Mais on a beau leur faire des remarques de bon sens, les responsables d'Apple ne veulent rien entendre. Ce serait tellement plus intelligent d'appeler ce disque du nom de la version d'OS X qu'il contient...

Quand vous achetez votre Macinstosh, la situation vous est imposée, et vous n'avez aucun moyen de la changer, sauf si vous décidez de tout réinstaller, en effaçant le disque "Macintosh HD" pour le partitionner. Avec la disponibilité de Fusion Drive , il est possible de rajouter une seule partition au disque dur interne ; c'est déjà ça, mais il faut qu'il reste de la place sur le disque ! Avec une seule partition d'origine sur le disque, la vitre "partition" de l'utilitaire de disque affiche cette partition sélectionnée, et précise qu'il n'est pas possible d'en changer la taille... ("La partition sélectionnée ne changera pas").

Malheureusement, la gestion du disque principal vous est imposée, et vous n'avez que la possibilité d'ajouter un ou deux disques externes pour adapter le système de fichiers à vos besoins propres. Il est encore possible sous Mavericks de définir l'emplacement d'un utilisateur dans le système de fichiers (< Préferences Système <Utilisateurs et groupes < déverrouiller < clic droit sur l'utilisateur pour obtenir "Options avancées" < et chemin complet de l'utilisateur en commençant par /Volumes...) comme répertoire de départ. Mais cette chose là n'est pas à la portée du premier utilisateur venu.

Avec un Mac tout neuf, il vous reste seulement le moyen, de re-démarrer en mode de restauration (recovery) avec Cmd-Opt-R. Sur ma configuration Mountain Lion,cela a déclenché un téléchargement d'une bonne vingtaine de minutes, figuré par un globe en rotation, qui a fini par aboutir à la proposition de réinstaller le système. Mais le fichier de réinstallation du système n'est pas réapparu dans le dossier applications.

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Fig. 1 : le globe en rotation et l'indication numérique en minutes

Pire, la plupart des Macs récents n'acceptent pas l'installation d'une version de OS X qui leur est antérieure. Pour continuer à travailler sur Snow Léopard, qui était encore disponible sur CD, et qui pour beaucoup est le dernier système décent avant les dérives qu'a inaugurées Lion, il faut donc le faire sur des Macs anciens, et tant pis s'ils tombent en panne. Apple ne facilite décidément pas la vie de ses anciens (et fidèles) utilisateurs.

Bien sûr, ce sont là des propos de vieux fossile ! Les récentes versions de OS X ont apporté quantité de bonnes choses, comme le Cloud (à la sauce Apple, iCloud, avec des fichiers associées aux applications), Siri, Launchpad (qui permet d'ignorer qu'il existe un dossier "Applications"), les notifications, les messages, les notes... Sous Mavericks, des applications comme Contacts et Calendrier ont subi un lifting salutaire. Mais je ne peux m'empêcher de penser que cela n'imposait pas une dégradation des fonctions que permettait Mac OS X (comme, dans Mail, l'impossibilité de recopier la date d'un courriel sous Mountain Lion, et même la totalité de l'entête sous Mavericks !).

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Du 20 au 27 Octobre 2013.

En attendant la disponibilité de Mavericks, préparez vous un peu à son installation, et profitez-en pour repenser l'organisation de votre système de fichiers, et de vos disques durs (principaux, ou de sauvegarde). La chose est compliquée, parce que, à chaque utilisateur ses habitudes, ses petites manies, et ses besoins propres.

Apple ne vous laisse pas le choix : le disque "MacIntosh HD" d'un système Apple contient tout ce que vous possédez : le système d'exploitation, les applications, et les dossiers des utilisateurs avec leurs rubriques de base imposées (Bureau, Documents, Images, Musique, Public, Téléchargements, Vidéos). Apple vous permet seulement d'utiliser un autre disque (externe) pour exploiter Time Machine et disposer d'une sauvegarde.

J'ai déjà eu l'occasion de critiquer cette pratique. D'abord, la dénomination "Macintosh HD" est stupide ; elle n'apporte aucune information utile (en voyant l'icône, on sait qu'il s'agit d'un disque dur, et il n'y a aucune raison de penser qu'il n'est pas en relation avec le Macintosh que vous avez entre les mains !). Mais on a beau leur faire des remarques de bon sens, les responsables d'Apple ne veulent rien entendre. Ce serait tellement plus intelligent d'appeler ce disque du nom de la version d'OS X qu'il contient...

Quand vous achetez votre Macinstosh, la situation vous est imposée, et vous n'avez aucun moyen de la changer, sauf si vous décidez de tout réinstaller, en effaçant le disque "Macintosh HD" pour le partitionner. Avec la disponibilité de Fusion Drive , il est possible de rajouter une seule partition au disque dur interne ; c'est déjà ça, mais il faut qu'il reste de la place sur le disque ! Avec une seule partition d'origine sur le disque, la vitre "partition" de l'utilitaire de disque affiche cette partition sélectionnée, et précise qu'il n'est pas possible d'en changer la taille... ("La partition sélectionnée ne changera pas").

Malheureusement, la gestion du disque principal vous est imposée, et vous n'avez que la possibilité d'ajouter un ou deux disques externes pour adapter le système de fichiers à vos besoins propres. Il est encore possible sous Mavericks de définir l'emplacement d'un utilisateur dans le système de fichiers (< Préferences Système <Utilisateurs et groupes < déverrouiller < clic droit sur l'utilisateur pour obtenir "Options avancées" < et chemin complet de l'utilisateur en commençant par /Volumes...) comme répertoire de départ. Mais cette chose là n'est pas à la portée du premier utilisateur venu.

Avec un Mac tout neuf, il vous reste seulement le moyen, de re-démarrer en mode de restauration (recovery) avec Cmd-Opt-R. Sur ma configuration Mountain Lion,cela a déclenché un téléchargement d'une bonne vingtaine de minutes, figuré par un globe en rotation, qui a fini par aboutir à la proposition de réinstaller le système. Mais le fichier de réinstallation du système n'est pas réapparu dans le dossier applications.

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Fig. 1 : le globe en rotation et l'indication numérique en minutes

Pire, la plupart des Macs récents n'acceptent pas l'installation d'une version de OS X qui leur est antérieure. Pour continuer à travailler sur Snow Léopard, qui était encore disponible sur CD, et qui pour beaucoup est le dernier système décent avant les dérives qu'a inaugurées Lion, il faut donc le faire sur des Macs anciens, et tant pis s'ils tombent en panne. Apple ne facilite décidément pas la vie de ses anciens (et fidèles) utilisateurs.

Bien sûr, ce sont là des propos de vieux fossile ! Les récentes versions de OS X ont apporté quantité de bonnes choses, comme le Cloud (à la sauce Apple, iCloud, avec des fichiers associées aux applications), Siri, Launchpad (qui permet d'ignorer qu'il existe un dossier "Applications"), les notifications, les messages, les notes... Sous Mavericks, des applications comme Contacts et Calendrier ont subi un lifting salutaire. Mais je ne peux m'empêcher de penser que cela n'imposait pas une dégradation des fonctions que permettait Mac OS X (comme, dans Mail, l'impossibilité de recopier la date d'un courriel sous Mountain Lion, et même la totalité de l'entête sous Mavericks !).

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Du 13 au 19 Octobre 2013.

Les tentatives que j'ai faites pour découvrir Mavericks avant l'heure m'ont remémoré une chose fondamentale qu'il est préférable de faire avant qu'il ne soit trop tard. Et comme le nouvel OS X risque d'être bientôt disponible, il vaut mieux que vous en soyez informé(e) auparavant, afin de ne pas commettre (en toute ignorance) l'irréparable.

L'irréparable, c'est un peu exagéré : si vous achetez Mavericks, que vous le télé-chargez, que vous l'installez, et que, par malheur vous le perdez (un disque dur, ça tombe forcément en panne), Apple vous permet de télécharger à nouveau le logiciel, autant de fois que vous le voulez. Mais pour moi, avec un débit moyen de 4 Mbps (mégabits par seconde), un tel chargement dure plus de quatre heures. Et puis, vous ne récupérerez pas le fichier d'installation ; seulement une fenêtre pour relancer l'OS à partir du fichier disque de récupération (Recovery HD) après un intermède de 20 minutes où vous devrez admirer un globe gris en rotation.

Alors, il vaut mieux garder le fichier d'installation en lieu sûr, pour ne pas avoir à le re-charger. Et c'est là que le bât blesse (avec Apple, il y a toujours un bât qui blesse !). Le logiciel d'installation que vous télé-chargez se place automatiquement dans le dossier des Applications sous le nom "Installer OS X Mavericks.app". C'est un fichier conséquent de 5,31 Go ! En même temps apparaît sur votre bureau une invitation à installer Mavericks que vous ne pouvez pas ignorer.

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Fig. 1 : Réfrenez votre envie de continuer !

Si vous vous précipitez pour accepter l'installation, vous avez commis l'irréparable : vous ne pourrez pas en sortir avant que l'installation ne soit terminée, et le fichier "Installer OS X Mavericks.app" aura disparu du dossier Applications. Il sera toujours possible d'utiliser le disque de restauration, mais vous ne disposez plus du fichier d'installation, qui peut être très utile pour installer le nouveau système sur une autre machine.

La solution consiste, avant d'accepter l'installation, à recopier le fichier d'installation dans une autre partition (vous avez bien sûr plusieurs partitions sur votre machine, ne serait-ce que sur un disque externe...?). Un simple glisser-déposer suffit. La copie dure quelques secondes au lieu d'une éternité (je sais, tous les utilisateurs n'éprouvent pas la même éternité que moi). Au fur et à mesure, vous vous constituerez une archive des fichiers d'installation des différentes versions d'OS X, maintenant uniquement disponibles par internet. La mienne contient ceux de Lion, de Mountain Lion, et maintenant de Mavericks, et elle est en lieu sûr (plusieurs fois sauvegardée sur des supports différents, on n'est jamais trop prudent).

Paranoïaque, moi ? Non, mais vacciné !

Ce sera tout pour aujourd'hui. Passez une bonne semaine.

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Du 6 au 12 Octobre 2013.

Eh bien voilà : après neuf mois d'interruption, je reprends du service. Je vais essayer de dire des choses intéressantes sur OS X au moment où, sans doute vers la fin Octobre, la nouvelle version du système d'exploitation, Mavericks, sera disponible.

Je travaille actuellement sur la version Developer Preview 8 de Mavericks qui se révèle assez stable après quelques ennuis de mise en route (des mises à jour intempestives et non documentées). Mais, contraint à la confidentialité, je n'en dirai pas plus pour le moment.

Ce qui m'a fait changer d'attitude, c'est d'abord la disponibilité, le 18 Septembre 2013, de iOS 7, annoncé lors de la keynote du 10 Septembre. Elle montre clairement que les choses ont changé chez Apple, avec la prise en charge par Jonathan Ive de l'interface utilisateur. Je sais que les avis sont partagés, mais j'avais en horreur l'interface ornementale (skeuomorphique) chère à Scott Forstall .

Chargé désormais de l'IU (Interface Utilisateurs) de iOS, Sir Ive a fait un excellent travail de dépoussiérage et de clarification. Tout n'est pas parfait, la surimposition a la vie dure, et la version actuelle est encore fortement boguée. Mais sur l'iPhone la présentation des applications a été revue complètement, et se révèle pour moi (et pour d'autres) très réussie. Cette révolution m'a redonné espoir... et l'espoir fait vivre !

J'espère (pour la première fois) que cette interface va être étendue à OS X. J'avais fortement critiqué la lente dégradation de OS X dans ses tentatives de singer et de rejoindre iOS. Maintenant, les perspectives sont différentes : des applications d'iOS sont en cours de portage sur OS X, sans leurs limitations. Dans Mavericks, seul subsiste Photo Booth affreux et inutile, sauf pour amuser les enfants. La présentation des applications (Contacts, Calendrier, Notes, Rappels, Dictionnaire) a été améliorée ; c'est plus discret, plus sobre, plus agréable. On se reprend à espérer...

Mais la tâche est immense... La plupart des applications natives de OS X sont mal conçues, inutilement complexes, avec des fonctionnalités démesurément envahissantes (par exemple Aperçu). Revenir à des choses plus simples ne sera pas une mince affaire, et risque de générer plus de critiques que de louanges, parce que les utilisateurs s'y sont (malheureusement) habitués. Et les tentatives de simplification ne sont pas toujours heureuses : sous Mountain Lion, il est impossible de copier la date affichée dans l'entête d'un message Mail. Dans le futur Mavericks, c'est toute l'entête qui est inaccessible à la copie ! Pour moi, qui suis habitué à reporter dans des fichiers texte thématiques ou personnalisés les informations utiles des courriels ou des news, c'était un handicap infranchissable, qui m'a conduit à renoncer à Mountain Lion. Heureusement, pour Mavericks, j'ai fini par trouver une parade (pas parfaite, mais utile, au moins). La suite, un peu plus tard.

Alors, je vais vous tenir au courant, dans les semaines qui viennent, dès que j'en aurai le droit. A bientôt.

Je vous remercie de votre attention.